Le Collectif s’adresse aux élus

A l’issue de la première semaine du mois de Juillet, où le « 3ème tour » des élections départementales et régionales 2021 a vu les assemblées des élus désigner leurs présidents et vice-présidents respectifs, le Collectif Zeroeol42 des opposants à l’éolien industriel dans la Loire et les territoires limitrophes a adressé un courrier à l’ensemble des élus du Conseil départemental de la Loire et aux élus ligériens du Conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes.

Les objectifs de cette communication étaient multiples :

  • Informer les représentants des 2 assemblées de l’existence du Collectif, fort d’une cinquantaine de sympathisants et regroupant 8 associations reparties sur l’ensemble du département de la Loire et de communes limitrophes de l’Allier et du Puy-de-Dôme ;
  • Dresser un état des lieux exhaustif des projets éoliens dans la Loire et sur l’ensemble de la région AURA (voir les tableaux ci-dessous) : afin de montrer l’ampleur de la prolifération anarchique de ces projets industriels ;
  • Rappeler les préconisations du SRADDET de la Région AURA (Schéma Régional d’Aménagement, de Développement Durable et d’Egalité des Territoires, approuvé le 10 avril 2020 par le Préfet de Région), qui recommande d’autres alternatives que l’éolien industriel pour le développement des énergies durables dans la Région : la filière bois énergie, les centrales photovoltaïques et la production de biogaz par méthanisation.

Cette information générale a été complétée par des courriers développant un argumentaire détaillé et ciblé, qui ont été envoyés aux vice-présidents et aux conseillers spéciaux dont les attributions sont en relation directe avec l’éolien industriel : Air-Climat-Energie, Environnement et écologie, Eau, Aménagement et aides aux territoires, Tourisme et attractivité, Economie et préférence régionale, Ruralité, Agriculture, Ressources humaines.

Cette liste montre l’étendue des domaines de compétences couverts par la Région et le Département et la puissance potentielle de leurs actions, notamment au travers des aides et des financements qu’elles sont susceptibles d’attribuer aux territoires ruraux, les plus vulnérables économiquement et cibles privilégiées des promoteurs éoliens.

D’où l’importance qu’il y a convaincre les élus départementaux et régionaux d’orienter leurs stratégies vers le développement de solutions énergétiques adaptées au contexte local, qui préservent l’attractivité touristique des territoires ruraux et le rôle de sanctuaires de biodiversité des forêts anciennes, qui favorisent des emplois non délocalisables et soient compatibles avec la qualité de vie et l’expression démocratique des habitants : en moyenne montagne, l’éolien industriel n’est pas la réponse la mieux adaptée au défi de la transition énergétique et son acceptabilité sociale y est particulièrement mauvaise, sachant que la production d’électricité de la région AURA (la première de France) est par ailleurs très excédentaire.

L’éolien industriel terrestre et en mer, et l’opposition grandissante qu’il rencontre aujourd’hui partout en France au niveau local, a été au cœur de la campagne des élections départementales et régionales de 2021 : depuis la tribune de l’expert et défenseur du Patrimoine français Stéphane Bern, adressée en Mai à la ministre de la Transition écologique et dans laquelle il dénonce l’imposture écologique de l’éolien industriel, jusqu’à la sortie du documentaire « Eoliennes : du rêve aux réalités » un mois plus tard , les médias ont donné une large place aux débats contradictoires, de qualité inégale mais qui ont contribué malgré tout à améliorer l’information des citoyens sur ce sujet technique et complexe et à en démystifier les bienfaits, véhiculés depuis de nombreuses années par une communication publicitaire mensongère.

Cette mobilisation médiatique va très certainement se poursuivre pendant la campagne pour l’élection présidentielle de 2022, puisque le président Macron a lui-aussi évoqué le sujet à la fin du mois de Juillet à l’occasion d’une interview donnée lors d’un déplacement sur le terrain, et que plusieurs présidents de Régions (Haut de France et AURA notamment), candidats potentiels, affirment être opposés à la poursuite du développement à marche forcé de l’éolien industriel sur le territoire français voulu par le gouvernement actuel.

Cette période pré-électorale est une opportunité pour les opposants à l’éolien de faire entendre leur voix, d’exposer leurs arguments, d’expliquer leurs choix, d’apporter inlassablement de l’information aux citoyens : c’est pourquoi le Collectif Zeroeol42 (dont l’APPRAI est membre) est prêt et déterminé à agir pour que les 13 projets éoliens en cours de développement dans le département de la Loire, totalisant 88 éoliennes mesurant entre 125 mètres et 180 mètres de haut et situés sur des territoires naturels ou forestiers, y compris dans les Parcs Naturels Régionaux du Pilat et du Livradois-Forez, NE VOIENT PAS LE JOUR !

Ça bouge au Col de la Loge !

Du 24 au 31 Juillet (et plus ?) camping partagé et autogéré au Col de la Loge organisé par le COLLECTIF DU 13 JUIN : une semaine de veille et de constructions pour éviter le démarrage des travaux du projet éolien des Montagnes du Haut-Forez et la destruction de la forêt.

Veille et constructions pour éviter le démarrage des travaux du projet éolien et la destruction de la forêt

Communiqué du COLLECTIF DU 13 JUIN :
Depuis 13 ans, EDPR (Energias de Portugal Renewables), entreprise portugaise à capitaux chinois et qataris, avec le soutien de l’état français veut bétonner et industrialiser le Col de la Loge. Nous refusons le pillage des biens communs, la colonisation et l’exploitation de cet espace. Nous refusons les coups de pelleteuses des aménageurs qui transforment progressivement la moindre parcelle des campagnes en espaces de production dédiés exclusivement à la croissance des métropoles.

Lutter contre ce type de projet interroge et met en perspective la question de l’énergie. Aujourd’hui, nous savons que la soif insatiable de richesses de quelques uns, imposant son extension partout sur la planète mettent en péril l’avenir de l’humanité et du vivant en général. L’extraction et la surconsommation d’énergie et de matières premières, minières ou agricoles, est nécessaire à faire perdurer l’économie capitaliste. Celle-ci est à l’origine des guerres, des dérèglements climatiques, d’exil de population, de maladies, d’exploitations humaines et autres joyeusetés.

La difficulté est que la rouerie libérale bénéficie d’une rhétorique extrêmement bien rodée et relayée par de nombreux médias. Pour l’éolien industriel, dont le gigantisme lui-même est une aberration écologique, l’argumentation est simpliste mais efficace : « il faut des énergies renouvelables, on ne peut pas se passer de l’éolien industriel pour renoncer aux énergies fossiles, au nucléaire, … », ce qui est erroné bien entendu. Sous couvert de développement durable, de transition écologique, on multiplie les sources d’énergie et on continue à augmenter chacune d’entre elles en visant un accroissement global de la consommation. Les dégâts sur l’environnement sont considérés comme des dommages collatéraux, quand ils ne sont pas niés.

Les idéologies de ces projets mortifères nous expliquent que c’est à nous, à qui l’on ne laisse pas le choix des différents modes de vie, de faire un écogeste pour sauver la planète, et seulement ce geste-là. Agir à une échelle individuelle a du sens, mais ce n’est qu’un moyen et non pas une fin en soi. C’est le propre du discours dominant de faire porter la culpabilité à celles et ceux qui se débattent au jour le jour pour survivre. Les pouvoirs publics s’abritent derrière des lois environnementales destinés à protéger les citoyens alors qu’ils bafouent ces mêmes lois en permanence. Le mépris de la population locale s’incarne ici par la décision du préfet de ne pas prendre en compte l’enquête publique et le refus de ce projet par la plupart des communes impactées par ce projet. Depuis longtemps, les projets industriels (décharges, centre d’enfouissement des déchets radioactifs, éolien et photovoltaïque industriel, méthaniseurs géants, structures de loisirs type center parc, usines à pellets, autoroutes, etc. ) s’implantent là où vivent les classes populaires et les « ploucs ». Cela est d’autant plus choquant et énervant que ce sont les personnes des classes dites supérieures qui participent le plus de l’exploitation de l’homme et de la nature.

Oui, nous défendons notre environnement proche, notre jardin. Nous défendons nos sources, nos nuits étoilées, nos paysages et notre santé. Nous défendons les espèces rares et communes, les forêts d’altitude et l’avenir de la montagne. Nous voulons des lieux vivants, accueillants et soucieux de tous les êtres vivants et de leurs habitats.

Nous allons donc arrêter ce projet destructeur et prendre le temps de réfléchir. Réfléchir ensemble, avec celles et ceux qui le veulent, à l’avenir de la montagne et de la planète Terre. Nous pensons qu’il est possible de construire des relations en dehors de toutes formes de domination, que de s’aventurer dans l’inconnu est porteur de joie.

Photomontage : vue depuis le Col de la Loge (hauteur du mat de mesure = 80 m, hauteur des éoliennes = 150 m)

Quelques idées pour la semaine : bricolages au sol et dans les arbres, repas partagés, discussions autour de l’énergie (pour qui ? pour quoi ? comment ?), cueillettes, découverte des alentours, quelles stratégies pour empêcher les travaux ?…

Apportez vos idées, vos jeux, vos livres vos instruments, vos outils, …

Prévoir des vêtements chauds (camping à 1250 mètres d’altitude).
Nous prévoyons un peu de matériel, de nourriture et de boisson, mais nous vous invitons à être le plus autonome possible.

Situé entre Clermont-Ferrand et Saint-Étienne, suivre la direction « Col de la Loge, espace nordique du Haut-Forez ».

Contact : stopeoleindus@riseup.net

Cliquer ici pour télécharger la brochure.

Éoliennes : du rêve aux réalités [le film]

Le 3 Juin 2021 est sorti sur Internet le film documentaire gratuit « Éoliennes : du rêve aux réalités »

Alors que la tribune du journaliste et spécialiste du Patrimoine Stéphane Bern (https://www.lefigaro.fr/vox/societe/stephane-bern-madame-pompili-les-eoliennes-sont-une-negation-de-l-ecologie-20210530) a propulsé le sujet de l’éolien industriel sur le devant de la scène médiatique, en faisant ainsi un sujet et un enjeu des élections régionales de Juin 2021, il est important que chacun puisse se faire une opinion à partir d’informations complètes et objectives.

C’est l’objectif du film « Éoliennes : du rêve aux réalités », qui sur une durée de 1h56’, passe en revue de manière pédagogique et compréhensible pour des non-spécialistes tous les aspects (y compris techniques) de la problématique de l’éolien industriel au niveau français et européen.

C’est donc un outil d’information et de démocratie essentiel pour les citoyens, mais aussi et plus particulièrement pour tous les élus qui sont les acteurs de la transition écologique sur notre territoire.

Pour ceux qui veulent en savoir plus, le film est accompagné d’un site web : https://eoliennes-lefilm.com/
qui en détaille la genèse et les intervenants, et propose de courtes séquences pédagogiques destinées à décoder en 1 minute chrono les principales idées reçues sur l’énergie éolienne.

Enfin, afin de toucher un public le plus large possible, notamment les urbains (en général mal informés sur les nuisances de l’éolien industriel parce qu’ils se sentent peu concernés, l’interdiction d’implanter des aérogénérateurs à moins de 500 m des habitations repoussant de fait les éoliennes industrielles dans les campagnes…), un spot publicitaire (https://www.youtube.com/watch?v=Ku4_qJUkc_s) est programmé jusqu’à fin Juin sur plusieurs chaines de télévision nationales et une campagne d’affichage occupe des murs du métro parisien :


En 2015, le documentaire « Hélices au Pays des Merveilles » (https://www.youtube.com/watch?v=Sa3dRnWBRps) tourné dans les Monts de la Madeleine, en limite Nord du département de la Loire, donnait un éclairage local et sensible aux déconvenues des habitants précurseurs d’une zone rurale où l’implantation d’un parc éolien industriel a bouleversé leur vie familiale et professionnelle.

Aujourd’hui en 2021, alors que le sujet de l’éolien industriel s’est considérablement médiatisé et que la masse des opposants grossit au fur et à mesure que les installations à marche forcée s’accélèrent, le documentaire « Eoliennes : du rêve aux réalités » complète de manière exhaustive et rationnelle les arguments qui poussent à refuser la colonisation et le sacrifice de nos territoires ruraux pour des bénéfices collectifs improbables.

Ces deux films sont des films cultes : A VOIR et REVOIR SANS MODÉRATION !!!

Les éoliennes, une mauvaise affaire pour la fiscalité des communes

Suite à la suppression progressive de la Taxe d’Habitation sur les résidences principales par l’Etat, cette taxe, qui bénéficiait aux communes, est compensée par le transfert à celles-ci de la part départementale de la Taxe Foncière sur les propriétés bâties : soit 15,30% reversés à la commune, auquel s’ajoute un coefficient correcteur établi par les services fiscaux.
Or une décision importante vient d’être prise par le Tribunal d’Administratif de Nantes le 19 Avril 2021 : il s’agit du déclassement fiscal de leur propriété accordé à des contribuables de Tigné (Maine-et-Loire) en raison de la présence proche d’un parc éolien (4 éoliennes situées à 800 mètres) : le tribunal a ainsi entériné les nuisances sonores et visuelles causées par les éoliennes.


C’est la première fois en France qu’un tribunal administratif confirme le lien entre industrialisation d’une zone rurale par l’éolien, nuisances environnementales et baisse de la valeur d’une habitation (alors qu’en pratique, les notaires constatent depuis de nombreuses années une baisse de l’ordre de 30% de la valeur de l’immobilier situé à proximité immédiate des parcs éoliens).

Les éoliennes sont ainsi classées comme inconvénients notoires par la justice, et cette décision s’appliquera jusqu’au démantèlement des machines.

L’important est que cette affaire (où les services fiscaux n’ont pas fait appel) pourra servir de jurisprudence à tous les riverains de parcs éoliens industriels, qui pourront demander à bénéficier des mêmes mesures : avec un impact important pour les communes, qui verront une baisse de leurs revenus tirés de la Taxe Foncière consécutive au déclassement de la base fiscale des propriétés proches des éoliennes.

Or, du coté des Recettes, les communes bénéficient peu des taxes perçues suite à l’implantation d’un parc éolien sur leur territoire (IFER, CFE, CVAE) : celles-ci sont affectées aux EPCI (Communauté de communes) et les communes n’en récupèrent au mieux que 20% en cas d’intercommunalité à fiscalité additionnelle, voire 0% en cas d’intercommunalité à fiscalité professionnelle unique.

Du coup, les communes concernées pourraient décider d’augmenter le taux de la Taxe Foncière appliqué à tous pour compenser la baisse sur les propriétés déclassées, faisant ainsi de tous les contribuables communaux des victimes « fiscales » de l’éolien industriel…


Financièrement parlant, les parcs industriels éoliens ne sont donc pas une bonne affaire pour les communes, sans compter les autres impacts négatifs sur l’économie locale : baisse du tourisme (L’association départementale des Gites de France de l’Allier, par exemple, refuse désormais son habilitation à des hébergements situés à proximité de parcs éoliens), perte d’attractivité du territoire (Quelle famille ou quelle entreprise voudra s’installer dans un village rural entouré d’éoliennes, avec les risques sur la santé des humains et des animaux que celles-ci représentent : infrasons, ondes électromagnétiques, stress visuel et sonore ?), dégradation de l’environnement et coût de démantèlement (socle en béton, matériaux composites et terres rares non recyclables).

Plus généralement, on constate que plusieurs décisions administratives récentes partout en France vont dans le sens d’une plus grande reconnaissance des nuisances causées par les éoliennes industrielles terrestres : arrêt par le sous-préfet de l’Orne des 5 éoliennes du parc éolien d’Echaffour en Janvier 2021 « pour cause de nuisances sonores violentes et insupportables, de jour comme de nuit », démantèlement des 7 éoliennes du parc éolien de Bernagues dans l’Hérault ordonné par le Tribunal administratif de Montpellier le 19 Février 2021 suite à annulation du permis de construire par le Conseil d’Etat pour non prise en compte par le promoteur de la présence de rapaces protégés (Aigle royal).

Illustration parue dans Charlie-Hebdo n° 1496 - 24 Mars 2021
Charlie-Hebdo n° 1496 – 24 Mars 2021

Clairement, le vent tourne pour l’éolien industriel :

son acceptabilité sociale diminue, ses nuisances sont reconnues par les autorités, sa contribution à la transition énergétique s’avère insuffisante au regard des subventions allouées…
C’est le moment pour les Collectivités de tourner la page de ce leurre écologique et de travailler avec tous les acteurs locaux à la mise en place de solutions énergétiques respectueuses de l’environnement ET des spécificités territoriales, aptes à obtenir l’adhésion des habitants et propices au développement économique local.
Et les cadres réglementaires et méthodologiques sur lesquels s’appuyer existent : nouvelle loi Climat et Résilience attendue pour l’été 2021, SRADDET Auvergne-Rhône-Alpes, PCAET, réseau TEPOS, réseau des Centrales Villageoises, etc…

En France, on n’a pas besoin d’ éoliennes parce qu’on a des idées !



(Glossaire :
– IFER : Imposition Forfaitaire sur les entreprises de réseaux (taxe)
– CFE : Cotisation Foncière des Entreprises (taxe)
– CVAE : Cotisation sur la Valeur Ajoutée des Entreprises (taxe)

– EPCI : Etablissement Public de Coopération Intercommunale (Communautés urbaines, Communautés d’agglomération, Communautés de communes, Syndicats d’agglomération nouvelle, Syndicats de communes, Syndicats mixtes)
– SRADDET : Schéma Régional d’Aménagement, de Développement Durable et d’Egalité des Territoires
– PCAET : Plan Climat Air Energie Territorial
– TEPOS : Territoires à Energie Positive )

Eoliennes : plus on en sait, moins on les aime…

Le lobby éolien alimente régulièrement les médias de sondages dont l’objectif est de démontrer qu’environ les trois quarts de la population française approuvent le développement éolien (voir par exemple ici le sondage Harris financé par ‘France Energie Eolienne’, l’association qui regroupe les professionnels français de l’éolien).

L’association ‘Documentaire et Vérité’ a poussé l’exercice plus loin en interrogeant au préalable les sondés sur la connaissance qu’ils avaient de l’éolien, avec un questionnaire (quizz) de 18 questions VRAI / FAUX. L’exercice a été révélateur et tempère objectivement ce que la FEE essaye de démontrer : en réalité, la conclusion de l’IFOP dans le sondage commandé par ‘Documentaire et vérité’, c’est que l’éolien, mieux on le connaît, moins on l’aime !

L’enquête de l’IFOP (dont le rapport est accessible ici) montre que les pro-éoliens sont aussi ceux qui en connaissent le moins sur cette énergie : les personnes ayant une image très favorable de l’éolien obtiennent dans le sondage une note inférieure de 40% à la note des personnes en ayant une image très mauvaise.

Les grands enseignements de l’enquête : une bonne image fondée sur du vent

L’enquête souligne ainsi que l’adhésion des Français aux éoliennes, relevée dans des enquêtes précédentes, n’est pas fondée sur des faits mais sur des croyances erronées.

Les Français sont globalement mal informés – et ce spécialement si l’opinion qu’ils ont de l’énergie éolienne est positive. Les personnes déclarant avoir une image très positive des éoliennes ont ainsi une moyenne de 9.1/20 au quizz de connaissances réalisé conjointement à l’enquête, contre 12.8/20 pour ceux déclarant en avoir une image très négative, soit un écart de 40% entre les notes moyennes des deux groupes. On constate donc que l’opinion des Français sur cette énergie est inversement proportionnelle à la connaissance qu’ils en ont.

L’opinion favorable qu’ont les Français de l’éolien mérite de toute façon d’être nuancée, puisque s’ils sont une majorité des sondés à déclarer en avoir une bonne image, ils sont en revanche 53% à se déclarer opposés à l’installation d’une éolienne à proximité de leur habitation (phénomène connu sous le nom de NYMBY : « Not in my backyard », ou en français : « Pas dans mon jardin »). On note par ailleurs que ceux se déclarant très favorables à une éolienne près de chez eux sont 76% à penser que la distance minimale entre un parc éolien et des habitations est de 1500 mètres, alors qu’en réalité celle-ci est de 500 mètres (source : Article L515-44 du Code de l’Environnement).

Les questions les plus clivantes

Les questions enregistrant les plus gros écarts entre les différents groupes sont intéressantes à examiner :

  • Les « très bonne image » sont 86% à penser que l’éolien a une meilleure empreinte carbone que le nucléaire, ce qui est faux (source : rapport du GIEC), contre seulement 23% pour les « très mauvaise image », soit un écart de 63 points.
  • Toujours sur le volet écologique, des écarts de bonnes réponses de 100% sont à noter entre ceux ayant une très bonne image de cette énergie et ceux en ayant une très mauvaise : les partisans des éoliennes ignorent très majoritairement qu’elles rejettent d’importantes quantités d’aluminium en mer (source : Le Figaro), qu’elles ne sont pas totalement recyclables (source : Véolia), et que l’éolien est le moyen de production électrique utilisant le plus de métaux rares (50% d’écart sur cette question ; source : Programmation Pluriannuelle de l’Energie).
  • Enfin, la moitié des « très bonne image » pensent que les pays avec le plus d’éoliennes sont ceux avec le prix de l’électricité le plus faible – ce qui en réalité est l’exact opposé (source : Eurostat) ! – contre seulement un cinquième des « très mauvaise image », soit là encore un écart de bonnes réponses de plus de 100%.

Voilà donc quelques exemples d’idées reçues qui faussent le jugement des français en leur présentant l’éolien industriel comme un moyen de lutte contre le réchauffement climatique et comme une source peu chère d’électricité, ces deux affirmations étant erronées dans le cas de la France, dont l’électricité est parmi les plus décarbonées et les moins chères d’Europe.

C’est pourquoi l’APPRAI va continuer inlassablement son travail d’information des élus et des habitants de la Communauté de communes des Vals d’Aix et d’Isable pour expliquer, démontrer, convaincre que l’éolien industriel n’est PAS, sur notre territoire, une solution adaptée pour répondre aux enjeux de la transition énergétique.

Alors que les collectivités territoriales doivent, dans le cadre de la loi du 18 Août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte, élaborer des Plans Climat-Air-Energie Territoriaux (PCAET) (*), l’APPRAI et le Collectif des opposants à l’éolien industriel dans la Loire et les territoires limitrophes, travaillent de manière constructive à des propositions concrètes et cohérentes avec le SRADDET (**) Auvergne-Rhône-Alpes, pour atteindre les objectifs de la transition écologique à travers des « petits » projets d’énergies renouvelables adaptés aux territoires, bien dimensionnés et impliquant les habitants, plutôt que par de gros projets éoliens aux mains de sociétés multinationales étrangères, peu respectueuses de l’environnement et uniquement motivées par des profits financiers.

L’éolien industriel ne fait pas partie du patrimoine de nos campagnes : plus on le sait, moins on en veut !


(* PCAET : le Plan Climat-Air-Energie Territorial est un document de planification élaboré par les EPCI (Etablissement Publics de Coopération Intercommunale), qui comprend un diagnostic, une stratégie, un plan d’actions, ainsi que des outils de suivi et d’évaluation, pour, au niveau du territoire considéré, atténuer et s’adapter au changement climatique, reconquérir la qualité de l’air et maîtriser la consommation d’énergie)

(** SRADDET : le Schéma Régional d’Aménagement, de Développement Durable et d’Egalité des Territoires, a été adopté par le Conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes en décembre 2019 et approuvé par arrêté du préfet de région le 10 avril 2020. Les règles 29 et 30 du SRADDET AURA établissent les priorités régionales pour le développement des EnR)

(Sources :
Rapport complet de l’enquête IFOP Eoliennes
Communiqué de presse de l’association ‘Documentaire et vérité’
)

Une décision qui fait date

Dans l’Orne, le parc éolien d’Echauffour est mis à l’arrêt total par arrêté préfectoral depuis le 22 Janvier 2021, pour cause de nuisances sonores violentes et insupportables, de jour comme de nuit, dont les conséquences sanitaires ont pris des proportions alarmantes dans le village.

Le quotidien régional Le Réveil normand précise que la décision a été prise par la sous-préfecture après avoir pris connaissance du rapport acoustique mettant en évidence des non-conformités persistantes : ce que les riverains dénonçaient depuis la mise en service du parc de 5 éoliennes, au printemps 2019.

Le site éolien d’Echauffour (@Le Réveil normand)

« Nous vivons un enfer : il est régulièrement impossible de dormir la nuit et de rester à l’extérieur la journée » témoigne un des habitants impactés.

Plus de près de chez nous dans le Rhône, à Valsonne et Ronno, dans les collines beaujolaises qui dominent Tarare, on découvre aussi que les éoliennes industrielles terrestres font du bruit…

Dans son édition du Dimanche 31 Janvier 2021, Le Progrès titre : « Eoliennes ; on entend leur ronronnement même avec des volets et double-vitrage ».

Pourtant dès 2010, dans le documentaire « Hélices au Pays des Merveilles » réalisé dans les Monts de la Madeleine (limitrophes avec la Loire), des agriculteurs de Laprugne, Saint-Clément et Ferrières-sur-Sichon, témoignaient des nuisances sonores considérables générées par les éoliennes industrielles du parc du Chemin de la Ligue : nuisances gênantes pour les humains (perte du sommeil, acouphènes, stress permanent) et pour le bétail (baisse de la quantité et de la qualité de la production laitière), bien supérieures à ce qu’avaient imaginés ces habitants (pourtant initialement favorables au projet !).

On a l’impression qu’à chaque nouveau projet éolien, les études acoustiques effectuées par les industriels éoliens sont biaisées, que les habitants se laissent convaincre, sous couvert de sauver la planète du réchauffement climatique, de laisser installer ces machines géantes à quelques centaines de mètres de chez eux (la distance légale minimum est toujours de 500 m des habitations quel que soit la hauteur des aérogénérateurs), et quand le mal est fait, se rendent compte que c’est insupportable physiquement et psychologiquement et nuit à leur santé !

Souhaitons que les habitants abusés et désabusés de Valsonne et Ronno viennent grossir les rangs des associations anti-éoliennes locales, et que celles-ci se battent pour obtenir un arrêt administratif du projet d’EDF Renouvelables, puisque l’exemple d’Echauffour montre que ce n’est pas utopique…

Chacun étant plus sensible aux événements qui se passent près de chez soi, cela ouvrirait peut-être les yeux aux habitants et aux élus des communes voisines, telles celles de Saint-Cyr-de-Valorges, Mazéchal et Joux menacées par un autre projet éolien industriel, celui des Monts d’Eole porté par la société anglaise RES (Renewable Energy Systems) : car quoiqu’en disent les promoteurs éoliens (qui n’habitent pas sur place) et les politiciens convertis à la transition écologiste à marche forcée (qui n’habitent pas sur place non plus…), il n’y a pas d’éoliennes industrielles terrestres sans nuisance pour les riverains : bruit, infrasons, pollution lumineuse diurne et nocturne par les flashs lumineux clignotants 40 fois par minute, effet stroboscopique lié à la rotation des pales, etc…

Alors que la toute récente loi sur le « Patrimoine sensoriel des campagnes », adoptée définitivement par le Parlement le 21 Janvier 2021, consacre les sons et les odeurs caractérisant les territoires ruraux (sonnerie des cloches, chant du coq ou des cigales, coassement des grenouilles, cancanement des canards, effluves de crottin de cheval ou d’étable, etc…) en les inscrivant dans le patrimoine commun de la nation et dans le code de l’environnement, comment peut-on paradoxalement laisser s’implanter sur ces mêmes territoires des éoliennes géantes, dont les caractéristiques industrielles et le bruit généré sont la négation même de ce patrimoine sensoriel rural ?

C’est pourquoi mieux vaut prévenir que guérir en disant NON aux éoliennes industrielles dans les campagnes ligériennes et limitrophes !

Création d’un COLLECTIF

Depuis quelques semaines, les promoteurs éoliens redoublent d’assauts sur les montagnes du Forez, profitant de la crise sanitaire qui complique l’actions des opposants :
– début du défrichement à Gumières par la société Abowind (alors que des procédures sont encore en cours devant le Tribunal Administratif) ;
– tentative d’intimidation des associations de défense de la forêt de Taillard par TOTAL-Quadran (800 000 € de dommages et intérêts demandés aux opposants devant le Tribunal de Saint-Etienne) ;
– défrichement en préparation au Col de la Loge par EDP Renewables (qui devrait démarrer les travaux sous peu suite au rejet par le Conseil d’Etat du pourvoi de l’association Vent Du Haut-Forez) ;
– réunion (privée…) des ayants-droits de parcelles forestières (« sectionaux ») à La Renaudie par le promoteur ENERTRAG, qui cherche à y lancer un nouveau projet ;
etc, etc, etc…

Défrichement à Gumières - 3 Octobre 2020
Gumières (03/10/2020) – début de défrichement de la zone du projet industriel éolien

Face au constat de la menace grandissante que l’éolien industriel fait peser sur le département de la Loire et les territoires limitrophes, jusqu’ici préservés, 8 associations d’opposants ont décidé de se regrouper dans un COLLECTIF :
– afin de mieux informer les habitants sur les dangers de l’éolien industriel ;
– afin de mieux se défendre contre ces multinationales du vent qui profitent des subventions de l’Etat français depuis de nombreuses années, et du démantèlement des lois environnementales entrepris par l’actuel gouvernement (décret du 8 Avril 2020, loi ASAP votée en 1ère lecture à l’Assemblée nationale le 6 Octobre 2020) ;
– avec l’objectif de mutualiser les ressources et les compétences et de renforcer la mobilisation.

Première action du COLLECTIF : la diffusion d’une lettre d’information aux élus pour les inciter à la vigilance, car les nouveaux exécutifs issus des élections locales du printemps 2020 méconnaissent souvent le sujet complexe de l’éolien industriel.

ENSEMBLE ON VA PLUS LOIN !!!


Contact Collectif : zeroeol42@framalistes.org – 06 45 17 26 70

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Journée des Forêts 2020 – Reprogrammation

La Journée Internationale des Forêts patronnée par l’ONU, programmée initialement du 14 au 22 Mars 2020, a été annulée dans son intégralité en raison du confinement. La reprogrammation des événements est faite à la discrétion des organisateurs.
L’APPRAI reprogramme le Dimanche 27 Septembre 2020 le parcours pédestre pédagogique de découverte du site écologique et historique de la Forêt de Bas (initialement prévu le 22 Mars).


La Forêt de Bas constitue une des rares grandes zones boisées existant encore dans la plaine du Forez ; elle est méconnue des habitants car située à l’égard des villages et fragilisée par le couloir de l’autoroute A89 qui la coupe désormais en deux.

A travers ce parcours balisé facile de 3 kilomètres, accessible au grand public au départ du lieu-dit Dagues (situé à 2,5 kilomètres du village historique de Pommiers-en-Forez – coordonnées GPS : 45.848186 , 4.063816), vous emprunterez un tronçon du chemin historique de Saint-Jacques de Compostelle et découvrirez par des panneaux d’interprétation les points d’intérêts écologiques de la forêt et de ses environs.

La forêt de Bas est le refuge de chauves-souris (Sérotine commune, Grand murin) et de nombreuses espèces d’oiseaux (dont le Milan royal protégé et menacé) ; elle est située à proximité d’une ZNIEFF (Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique) qui abrite des batraciens caractéristiques de la plaine du Forez (grenouille agile et grenouille verte, triton crêté, salamandre tachetée), c’est donc un lieu particulièrement approprié pour venir célébrer le thème de l’édition 2020 : Les forêts et la biodiversité.

Alors, rendez-vous le Dimanche 27 Septembre 2020
de 9H00 à 17H00 au lieu-dit Dagues – 42260 Pommiers (accès libre et gratuit), pour apprendre à connaître et à protéger la forêt de Bas !

Port du masque obligatoire. Le respect des gestes barrières sera demandé à chaque participant.


(Télécharger le parcours, l’affiche et le communiqué de presse de l’événement)

La communauté d’agglomération Loire-Forez s’organise contre le développement anarchique de l’éolien : une Charte pour protéger les communes

Les éoliennes industrielles terrestres sont un fléau pour nos campagnes et leur implantation doit être évitée par tous les moyens légaux.
Partant de l’adage qu’il vaut mieux prévenir que guérir, la communauté d’agglomération Loire-Forez (qui regroupe 87 communes autour de Montbrison et une population de plus de 110 000 habitants) a élaboré une « Charte de l’éolien », adoptée à l’unanimité de ces membres :

(Le Progrès – Edition de la Loire 42A – Samedi 13 Juin 2020)

L’idée de ce document d’une dizaine de pages est d’apporter aux communes membres un outil méthodologique d’aide à la gouvernance face à des promoteurs éoliens insistants et opaques, qui font miroiter aux propriétaires terriens et aux élus des retombées financières alléchantes et leur cachent les risques environnementaux (pollution sonore et visuelle, pollution des sols et des nappes phréatiques), sanitaires (infrasons, acouphènes, maux de tête…) et sociaux (scissions entre les riverains, baisse du prix du foncier, baisse de la fréquentation touristique…) des installations éoliennes industrielles.

Le choix de la période pour publier cette charte est d’autant plus pertinent que les promoteurs éoliens sont en embuscade, après des mois d’attente liée au renouvellement des exécutifs locaux et à la pandémie :


Sur le territoire de la communauté de communes des Vals d’Aix et d’Isable (CCVAI), plusieurs communes se sont déjà trouvées confrontées au harcèlement des porteurs de projets éoliens : ainsi, en 2018, Amions, Pommiers et Saint-Georges de Baroille ont été démarchées par la société Vents d’Oc Energies Renouvelables (aujourd’hui rachetée par TOTAL) et ont apporté des réponses non concertées (refus réitéré à Saint-Georges, absence de positionnement clair à Pommiers et Amions…).

Aujourd’hui la contribution de la CCVAI à l’effort collectif en faveur des énergies renouvelables est bien engagée, grâce au projet de Centrale photovoltaïque citoyenne « Les Toits du Val » , qui avance lentement mais surement depuis 2018, porté par une équipe de bénévoles motivés et compétents avec le soutien de la communauté de communes.

C’est pourquoi des éoliennes industrielles sur notre territoire sont inutiles : elles ne sont pas rentables (23% seulement de temps de production) et leur viabilité est conditionnée à des subventions de l’Etat (1,4 Milliards d’Euros en 2019 !) et donc des citoyens (à travers les taxes sur les produits pétroliers et la consommation électrique des ménages : TICPE, CSPE), elles fragilisent la stabilité du réseau électrique en raison de l’intermittence de leur production et elles ne contribuent pas à diminuer la production de CO² (car des centrales conventionnelles à énergies fossiles ou nucléaire sont nécessaires pour les relayer lors de l’absence de vent).
Localement, elles nuiraient à l’activité économique largement basée sur le tourisme (hébergements et restauration, sites et monuments, activités Nature).

A quand donc l’élaboration d’une charte pour éviter la prolifération anarchique d’éoliennes industrielles dans les Vals d’Aix et d’Isable ?

Il serait souhaitable que les équipes municipales et communautaires récemment élues s’attellent sans délai à cette tâche collectivement salutaire.

( – Cliquez-ici pour télécharger l’article du Progrès – Edition Loire 42A du Samedi 13 Juin 2020 au format PDF
Cliquez-ici pour télécharger la Charte de l’éolien de Loire-Forez Agglomération au format PDF )

Menaces sur le monde d’après

Passées les premières semaines du confinement où les discours du « plus jamais ça » prévalaient sur la situation mondiale d’avant la crise du coronavirus (trop de destructions de l’environnement, trop de pollution, trop de consommation des ressources naturelles, trop de mondialisation…), il devient de plus en plus clair, au fil des jours et des interventions du monde économique qui pousse pour accélérer la reprise des activités, que le monde « d’après » qui se prépare sera le monde « d’avant » en pire dans de nombreux domaines…

Pour preuves les 2 informations ci-dessous :

  • Une enquête du média en ligne Reporterre alertant sur un décret gouvernemental, publié en catimini en pleine pandémie le 8 Avril 2020, qui permet aux préfets de déroger aux normes environnementales, notamment en matière d’énergie (dérogation à la nomenclature ICPE, limitation des enquêtes publiques, des études d’impacts, des consultations préalables…) :

Extraits :

  • Un communiqué du Ministère de l’Environnement, publié le 1er Avril 2020 (!!!), annonçant des mesures d’accompagnement dans le contexte de la crise actuelle, pour près de 300 projets de production d’énergie électriques renouvelables, éoliens et photovoltaïques :

Extraits :



Or, dans le même temps, le prix de marché du MWh (indicateur avancé de l’activité économique) s’est effondré, passant de 40 €/MWh (Octobre 2019) à 20 €/MWh aujourd’hui et il va rester pour longtemps à ces niveaux en raison de la crise économique consécutive à la pandémie.
De sorte que la subvention dont vont bénéficier ces nouveaux projets éoliens va passer de 22,9 €/MWh (62,9 – 40 €) à 42,9 €/MWh (62,9 – 20 €) :
soit une augmentation des subventions de +80% en quelques mois
(alors que le montant cumulé des subventions à l’éolien terrestre s’est déjà monté en 2019 à 1,4 Milliard d’Euros) !
Et le gouvernement se félicite de tarifs « très compétitifs » !!!

Les 2 mois de confinement de la population mondiale vont se traduire par une contraction de 7 à 8 % du PIB mondial annuel :
comment peut-on imaginer qu’un tel niveau de subventions pour un produit inutile, parce que non pilotable, puisse perdurer pendant 15 ans (durée des tarifs garantis par l’Etat aux producteurs éoliens) alors que l’économie française va s’enfoncer durablement dans la récession ?
C’est scandaleux !

Ces 2 informations mettent en lumière que les lobbies de l’énergie profitent de la crise pour renforcer leur activisme auprès du gouvernement et comptent bien tirer un profit maximum du redémarrage à marche forcée des activités sous couvert d’urgence économique.

Le groupe énergétique TOTAL par exemple, dont la filiale dans la production d’énergies renouvelables QUANTUM a racheté la société Vents d’Oc, promoteur des projets éoliens de Pommiers et Amions, annonçait dans la presse le 23 Mars 2020, à la fois 9 Milliards de Dollars de pertes consécutives aux crises du pétrole et du coronavirus et sa volonté de réduire de 45% les émissions de CO² du groupe.

Ceci signifie que l’éolien va sans aucun doute être une composante essentielle du plan Neutralité Carbone que TOTAL va dévoiler prochainement : d’une part parce qu’il apporte des crédit-carbones nécessaires au verdissement (« green washing ») du bilan énergétique du groupe (les crédit-carbones, acquis par la production d’énergies renouvelables permettent de diminuer les écotaxes à payer sur le marché mondial des émissions de CO² en contrepartie des productions polluantes) et d’autre part parce que les subventions massives accordées par l’Etat pour la production d’électricité éolienne (voir plus haut dans l’article) vont contribuer à renflouer les pertes financières du groupe.

Ainsi la sortie de la crise sanitaire va nécessiter une vigilance et une mobilisation accrues de la part des associations qui s’opposent aux projets éoliens, car dans ce domaine, le monde « d’après » s’annonce aussi impitoyable que celui « d‘avant » pour nos territoires ruraux fragilisés par la crise.


Pour la préservation et la protection du cadre de vie et de l’environnement des Vals d’Aix et d’Isable : soutenez l’APPRAI !