Chute d’une éolienne géante dans le Loiret

Dans son édition du 6 Novembre 2018, le quotidien « La République du Centre » relate l’effondrement dans la nuit, d’une éolienne de 140 mètres de haut (mât de 90 mètres + les pales), alors même qu’aucun coup de vent n’était en cours sur cette zone du Bassin parisien et qu’il s’agit d’une installation relativement récente (Mai 2010).

Comment expliquer un tel incident si ce n’est par l’incurie du promoteur et de l’exploitant éolien, qui privilégient la course aux profits et la rentabilité à cours terme au détriment de la sécurité des riverains et de l’environnement (quid du recyclage des 50 tonnes d’acier désormais à terre et inutilisables, sans oublier les matériaux contenus dans l’aérogénérateur : terres rares et autres composants plus ou moins polluants…) ?

Par chance la chute de l’engin n’a causé ni victime ni dégât dans cette zone de grande culture betteravière à l’habitat peu dense, mais il n’en aurait peut-être pas été de même dans les 2 zones identifiées pour les projets éoliens d’Amions et de Pommiers :
la première traverse la forêt de Bas, qui se remet à peine des destructions causées par la tempête de l’hiver 1999 et est traversée par plusieurs sentiers de randonnées dont le chemin de Saint-Jacques de Compostelle (GR 765) ;
la deuxième occupe des pâturages bocagers proches du village de Pommiers, où paissent à l’année des troupeaux bovins et équipés de bâtiments agricoles ;
sans oublier les agriculteurs eux-mêmes, susceptibles dans le cadre de leurs activités de se trouver sur leurs terres au mauvais moment (car les éoliennes n’attendent pas nécessairement la nuit pour tomber…)

Faut-il arrêter le vent pour éviter l’effondrement des éoliennes géantes ?

Ce genre de fait-divers devrait faire réfléchir les partisans de l’implantation de parcs industriels éoliens sur notre territoire rural animé d’êtres vivants, car les accidents n’arrivent pas qu’aux autres et une fois les installations en place il sera trop tard : mettre en péril la sécurité collective pour le seul bénéfice financier de quelques personnes n’est pas une attitude responsable !

~~~~~~~~~~

(Cliquer ici pour accéder à l’article en ligne de la République du Centre)

La centrale citoyenne : une idée qui avance…

Après 3 réunions publiques sur les centrales villageoises en Juin et Octobre 2018 à l’initiative du Groupe Citoyen en Transition, un projet de centrale citoyenne photovoltaïque sur la Communauté de communes des Valx d’Aix et d’Isable est en train de se structurer :

  • Création d’une liste de diffusion (centrale_citoyenne@framalistes.org) pour permettre aux personnes intéressées par le projet de s’informer et de communiquer (cliquer ici pour s’inscrire)
    (NB  : la liste de diffusion utilise un logiciel libre de droit géré par l’association française Framasoft qui respecte la vie privée des utilisateurs).
  • Publication d’un article dans le journal cantonal AIX-ECHOS pour présenter le projet :

  • Présentation du projet devant le conseil communautaire réunissant les 14 communes des Vals d’Aix et d’Isable le 8 novembre 2018, afin d’obtenir l’appui des collectivités.
  • Prochaine réunion publique ouverte à tous le Lundi 12 novembre 2018 à 20h à la maison communautaire de la Communauté de Communes à Saint-Germain-Laval.

L’APPRAI, qui milite contre les projets éoliens industriels de Vents d’Oc sur les Vals d’Aix et d’Isable (12 aérogénérateurs de 180 mètres de haut à Pommiers et Amions) soutient l’initiative de la centrale citoyenne de Saint-Germain-Laval : une solution énergétique participative, respectueuse du patrimoine rural et de l’environnement, bénéfique pour le territoire et ses habitants ; une alternative viable et vertueuse au désastre écologique et à la bulle financière de l’éolien industriel.

L’APPRAI interpelle les élus locaux

Après un été riche en prises de position au niveau national de personnalités de tous bords politiques contre la prolifération anarchique et insensée de projets éoliens (cliquer ici pour plus de détails), après la démission surprise du ministre de l’environnement Nicolas Hulot pour marquer son désaccord avec la politique énergétique du gouvernement et avant la publication prochaine d’une première version du document de Programmation Pluri-annuelle de l’Energie (PPE) qui va définir les grandes lignes de la stratégie énergétique française pour les prochaines années, l’APPRAI monte au créneau sans attendre et interpelle les élus locaux au sujet des projets de parcs industriels éoliens de Pommiers et Amions.

Ci-dessous le texte du courrier adressé par le président de l’APPRAI aux maires et conseillers municipaux des communes de Pommiers et Vézelin-sur-Loire (nouvelle commune issue du regroupement des communes d’Amions, Saint-Paul de Vézelin et Dancé depuis le 20 juin 2018) :


Cette démarche est le premier pas vers une mobilisation de plus grande ampleur de l’association en direction des élus, décideurs et leaders d’opinion aux niveaux départemental, régional et national.

Alors que la perception du bien-fondé d’un déploiement massif d’éoliennes sur le territoire français est en train de changer dans l’opinion publique et que la colère contre des projets éoliens irrationnels économiquement gronde et se généralise, l’APPRAI souhaite renforcer sa visibilité en tant qu’opposant aux projets de Vents d’Oc sur Pommiers et Amions et réaffirmer sa détermination à défendre le patrimoine rural, l’environnement et les intérêts des habitants du territoire des Vals d’Aix et d’Isable.

(Pour télécharger l’intégralité des documents adressés aux élus locaux, cliquer sur les mots correspondants : courrier, tribune, motion.

Pour visualiser la vidéo du reportage de « FRANCE 2 – ENVOYE SPECIAL » du 20 septembre 2018 : « Eoliennes, le vent de la révolte« , cliquer ici )

L’heure de la prise de conscience politique

L’été est une période propice à la réflexion pour les responsables politiques, celle aussi où les élus nationaux rentrent dans leur circonscription pour prendre le pouls du « terrain » et par la même occasion se rendent compte du charme unique et de la beauté fragile du patrimoine rural français, si prisé des touristes étrangers et que des projets industriels éoliens comme ceux de Vents d’Oc à Pommiers et Amions sont susceptibles d’anéantir à jamais.

Plusieurs prises de position et initiatives relayées par les médias ces dernières semaines montrent une prise de conscience de la part des hommes et femmes politiques que l’implantation aux forceps d’éoliennes terrestres et côtières géantes a atteint aujourd’hui un niveau d’inacceptabilité sociale sans précédant (70% de recours sur toute la France contre des projets éoliens)  et se heurte à la saturation des habitants.

Vous trouverez ci-dessous une série d’articles récents qui attestent du relais de cette révolte citoyenne par la classe politique.

~~~~~~~~~~~~~~

  • Quand même les écologistes historiques réalisent que l’éolien à outrance est un non-sens…

Une longue tribune d’Antoine Waechter (membre du Mouvement Ecologiste Indépendant, candidat des Verts à l’élection présidentielle de 1988, conseiller municipal dans le Haut-Rhin), le 24 Juillet 2018 sur sa page Facebook

(Cliquer ici pour télécharger le texte d'Antoine Waechter)
  • « Stop aux nouvelle éoliennes ! »

Une tribune collective de 10 députés de toutes sensibilités politiques publiée le 20 Juin 2018 dans Le Figaro :

  • Assemblée nationale : une proposition de résolution tendant à la création d’une commission d’enquête sur le coût économique, industriel et environnemental des énergies renouvelables est présentée lors de la séance du 13 Juillet 2018

Après le rapport de la Cour des comptes de Mars 2018 mettant en évidence que la politique française de soutien aux énergies renouvelables s’est écartée ces dernières années de la rationalité économique et du bon usage des deniers publiques, c’est au tour de 30 députés de tous bords politiques de demander la création d’une commission d’enquête parlementaire chargée d’évaluer l’efficacité et le coût global du soutien tous azimuts sans précédent de l’état français aux énergies renouvelables, alors que l’énergie produite en France est déjà l’une des moins chères et des plus décarbonnées d’Europe :

  • Conseil départemental de l’Allier : une motion est votée lors de la séance de Juin 2018 contre le développement anarchique et la prolifération des projets d’éoliennes industrielles

Les départements de l’Allier et de la Loire sont limitrophes et partagent des caractéristiques environnementales et patrimoniales communes, notamment un espace rural préservé et une richesse historique, sources de développement touristique, de bien-être et de fierté pour les habitants.
Alors que de nombreux parcs industriels éoliens sont déjà opérationnels en Allier, dont celui de Saint-Nicolas-des-Biefs (7 éoliennes géantes de 132 mètres de haut en service depuis 2015) situé à moins de 50 kilomètres des zones des projets de Vents d’Oc à Pommiers et Amions, l’Assemblée départementale, dans sa séance de Juin 2018, a voté à l’unanimité un texte visant à enrayer le développement anarchique de l’éolien industriel sur son territoire afin d’en préserver les paysages et à favoriser des solutions de transition énergétique adaptées aux ressources locales (photovoltaïque sur les sites des collèges et de tout autre bâtiment compatible, hydroélectricité, bois-énergie, biogaz par méthanisation, biomasse)

  • Vents contraires : dans son édition du 7 Août 2018, Le Figaro rend compte, dans son éditorial et un dossier complet, de l’ampleur prise par la fronde anti-éoliennes, toutes sensibilités politiques confondues

(Cliquer ici et pour télécharger le dossier complet paru dans Le Figaro du mardi 7 août 2018)

  • Interview de Xavier Bertrand (Président du conseil régional des Hauts-de-France) sur BFMTV le 17 Août 2018 : « Les éoliennes, ça coûte les yeux de la tête, ça ne crée pas d’emploi, c’est en train de détruire nos paysages et le gouvernement laisse faire. »

Durée 1’22 – Vidéo en ligne sur le site de BFMTV 

Le président de la Région Hauts-de-France a conclu son intervention sur BFMTV en apostrophant avec virulence le gouvernement :

"Je dis au gouvernement : les éoliennes, y en a marre. Les gens n'en veulent pas, n'en veulent plus. Laissez-nous développer le solaire, laissez-nous développer la méthanisation. Mais foutez nous la paix avec les éoliennes !"

~~~~~~~~~~~~~~

Alors que depuis le début de l’été la FED (Fédération Environnement Durable) sonde les élus de toutes tendances politiques et de tous niveaux de responsabilités pour connaitre leur positionnement par rapport au programme actuel de déploiement de l’éolien terrestre et côtier et que plus de 500 d’entre eux se sont déclarés ouvertement contre (dont 3 députés et sénateurs de la Loire), alors que l’industrie éolienne allemande fait face à une sérieuse crise et envisage de licencier massivement (pour mémoire Vents d’Oc prospecte pour le compte du groupe industriel allemand Windwärts Energie GmbH), alors que la commune de Pommiers tente de revitaliser son activité économique (rénovation de la voirie du centre-village, réouverture programmée du restaurant) et que celle de Saint-Georges de Baroille s’est prononcée définitivement contre le projet éolien de Vents d’Oc sur son territoire (partie mitoyenne à la zone pressentie sur Pommiers) lors du conseil municipal du 11 Juin 2018, rendant encore plus fragile la viabilité du projet de Vents d’oc sur Pommiers, l’APPRAI incite les habitants de Pommiers, d’Amions et de Vézelin-sur-Loire (nouvelle commune résultant de la fusion des communes de Saint-Paul de Vézelin, Dancé et Amions) à faire savoir à leurs élus locaux et à ceux de la Communauté de communes des Vals d’Aix et d’Isable, leur opposition aux projets industriels éoliens de Vents d’Oc sur Pommiers et Amions, technologie aujourd’hui dépassée, inappropriée à ce territoire peu venté et génératrice de nuisances et de dégradation du cadre de vie pour la majorité, et à affirmer leur attachement à la recherche d’autres solutions énergétiques renouvelables, respectueuses de l’environnement rural et adaptées aux ressources locales.

STOP AUX EOLIENNES A POMMIERS ET AMIONS !

Festival du Forez à Pommiers

Beau succès pour l’Association à l’occasion des deux week-ends du Festival musical du Forez, qui s’est déroulé à Pommiers du Vendredi 27 au Dimanche 29 Juillet et du Vendredi 3 au Dimanche 5 Août 2018.

Un stand de l’APPRAI était présent dans l’enceinte du village médiéval pour informer et répondre aux questions sur les deux projets éoliens qui défigureront à jamais ce cadre sublime : des visiteurs nombreux, des centaines de brochures distribuées et plus de 170 nouvelles signatures sur la pétition contre les projets éoliens de Pommiers et d’Amions.

Soutenant l’action de l’APPRAI, les visiteurs et mélomanes se sont indignés du saccage d’un site culturel unique comme celui du village de Pommiers, alors que l’absence de vent lors des épisodes caniculaires des deux week-ends a mis quasiment à l’arrêt les 8000 éoliennes présentes actuellement sur le territoire français (moins de 1% de la production totale d’électricité).
L’absence totale de fiabilité de la filière éolienne industrielle, incapable de fournir de l’énergie quand le pays en a besoin, rend insupportable le sacrifice d’un patrimoine historique et culturel qui fait de la France la première destination touristique mondiale.
On est en droit de se demander si le Festival du Forez survivrait à l’installation de 12 éoliennes géantes de 180 mètres de haut (6 fois la hauteur du clocher) à 1200 mètres de l’église médiévale et du prieuré dont il tire sa renommée ?

Longue vie au Festival musical du Forez et STOP aux éoliennes à Pommiers et Amions !

Randonnée cyclotouriste et pédestre le Dimanche 8 Juillet à Pommiers

L’association « Courir pour moi », qui vient en aide aux enfants atteints du syndrome de Little, organise une randonnée cyclotouriste et pédestre le Dimanche 8 Juillet à Pommiers.

3 circuits cyclistes de 25, 56 et 72 km et 2 circuits pédestres de 7 et 17 km sont proposés au départ de la Salle des fêtes de Pommiers (inscription sur place à partir de 7 heures).

Les 2 itinéraires pédestres à travers la plaine, la forêt de Bas et les hauteurs de la Croix Rouillée sont l’occasion de découvrir la beauté de la nature, des paysages et du patrimoine sur la zone que la société Vents d’Oc a identifiée pour l’implantation d’un des 2 projets éoliens envisagés sur les communes de Pommiers et d’Amions.

Vue sur le village d’Amions
La Croix Rouillée
Panneau directionnel à la Croix Rouillée
Chemin dans la forêt de Bas
Tronçon du chemin de Saint-Jacques de Compostelle

Si rien n’est fait pour empêcher les velléités de Vents d’Oc, ce sont 12 éoliennes de 180 mètres de haut qui encadreront bientôt la zone, écraseront le paysage par leur gigantisme industriel et ruineront le potentiel touristique et la qualité de vie de cet environnement rural aujourd’hui préservé !

L’APPRAI, qui s’oppose aux projets industriels éoliens de Vents d’Oc, soutient l’initiative de l’association « Courir pour moi » et vous invite à venir nombreux randonner sur ce beau parcours, dont certains tronçons empruntent une voie romaine et le chemin de Saint-Jacques de Compostelle.
Un stand de l’APPRAI sera présent au point de relais pour s’informer et répondre aux questions concernant ces projets éoliens qui menacent notre territoire.

(Cliquer ici pour télécharger le parcours des circuits pédestres)

Vents d’Oc double la mise, avec un 2ème projet de parc industriel éolien sur la commune de Pommiers !

 

Le Progrès – Edition de Roanne – Lundi 18 Juin 2018

Après la présentation, quasi confidentielle, début 2018, d’un projet de parc industriel de 6 éoliennes de 180 mètres de haut sur les communes d’Amions et de Pommiers (réunion d’information le 15 février, en mairie d’Amions, réservée aux seuls propriétaires des terrains concernés par le projet), cette fois, le Lundi 18 Juin à 18h30, Vents d’OC a mis les petits plats dans les grands pour une réunion publique d’information à l’invitation de la commune de Pommiers : distribution de cartons d’invitation plusieurs jours auparavant dans les boites aux lettres des habitants de la commune (par les membres du conseil municipal…), réunion dans la salle des fêtes introduite par Mr le maire en personne et encadrée par le personnel de Vents d’Oc (les membres de l’APPRAI avaient été prévenus au préalable que les manifestations d’opposition ne seraient pas tolérées et donneraient lieu à une expulsion immédiate de la salle…), 3 intervenants de Vents d’Oc, dont Mr Jean-Pierre Bahl son Directeur Général, pour commenter pendant près de 2 heures une quarantaine de diapositives, le mot de la fin à la première adjointe qui a lu, en toute candeur, la lettre d’un mystérieux habitant de la commune, regrettant de ne pas être présent à la réunion mais souhaitant néanmoins témoigner de son enthousiasme pour les éoliennes (la ficelle était tellement énorme que l’assemblée en a souri !), avant de céder la place à un généreux buffet pour terminer la soirée sur une note cordiale (pas de doute que les propriétaires des terrains pressentis pour le projet sauront se souvenir de la convivialité de Vents d’Oc quand il s’agira de signer une promesse de bail emphytéotique de 25 ans d’ici quelques semaines…).

Le Progrès – Edition de Roanne – Mardi 19 Juin 2018

L’objet de la réunion était donc la présentation d’un 2ème projet de parc industriel éolien porté par Vent d’Oc, de même caractéristiques que celui d’Amions : 6 éoliennes de 180 mètres de haut et d’une puissance de 2,5 MW chacune, soit 15 MW pour l’ensemble du projet, et distant de quelques centaines de mètres de la zone du premier. On s’étonne que les 2 projets ne soient pas regroupés en un seul mais il y a une raison à cela : les projets de 6 éoliennes ou moins et d’une puissance par machine inférieure à 3 MW ne sont pas soumis à appel d’offre (donc pas de concurrence éventuelle entre des projets portés par des promoteurs différents) et bénéficient d’un prix de rachat par EDF de l’électricité produite plus intéressant (donc plus de subventions).

Après la présentation de cartes de localisation potentielle du projet (en direction des Tuileries, à proximité de l’autoroute, en limite avec la commune de Saint-Georges de Baroille), des simulations de l’impact visuel des éoliennes depuis plusieurs points de la commune et des environs ont été projetées : cachées dans le gris du ciel ou derrière des haies, voire complétement invisibles depuis le centre du village alors que les mats mesureraient 6 fois la hauteur du château d’eau de Pommiers, ces images complétement fantasques et irréalistes ont suscité l’incrédulité ou l’indignation de l’assemblée.

Vent d’Oc a ensuite particulièrement insisté sur les aspects financiers du projet : ceci n’a rien d’étonnant dans le contexte de difficultés financières que connait la commune de Pommiers (affaire du camping et investissements imprudents lors de précédentes mandatures). La somme de 43 000 € par an versée à la commune a été annoncée, mais à condition d’une part qu’une loi autorisant le reversement par l’EPCI (c’est-à-dire la communauté de communes) de 20% de la part lui revenant soit publiée et d’autre part qu’un poste de livraison pour le raccordement des éoliennes au réseau électrique soit installé sur le territoire : sinon ce sont seulement 5 600 € annuels qui reviendraient à la commune, somme dérisoire au regard de la dégradation de l’environnement visuel et sonore et des préjudices portés au tourisme qui en découlent (alors même que la renommée de Pommiers est basée sur l’attrait touristique apporté par son site et son prieuré). De plus ces sommes sont calculées à partir du prix de rachat actuel par EDF de l’électricité produite, or ces tarifs vont être fortement revus à la baisse par l’Etat dans les années à venir compte-tenu du lourd impact négatif de ces subventions dans le budget de l’Etat jusqu’à après 2030 (rapport de la Cour des comptes de Mars 2018).

Des propositions de financement innovantes, sous la forme de financements participatifs (« crowd-founding ») ont été ensuite présentées par Vent d’Oc, sous couvert d’un partage de la gouvernance de la gestion des installations (51% des parts détenues par une SEM dont la commune serait actionnaire). Le modèle du crowd-founding, très à la mode actuellement dans le monde des start-ups, permet de trouver des financements pour des activités risquées et potentiellement non rentables pour lesquelles les banques ne veulent pas s’engager à prêter de l’argent. Dans le cas du projet éolien de Pommiers, il s’agirait de trouver 400 000 € pour le lancement du projet, et même 75 000 € supplémentaires pour le financement de l’installation du mât de mesure du vent, pour lequel Vent d’Oc ne veut plus s’engager seul compte tenu des risques de dégradations du matériel dans le cas d’un projet contesté.
Si Vent d’Oc fait appel au financement participatif pour de telles sommes, on est en droit de s’interroger sur la santé financière de l’entreprise et sa capacité à faire financer ses projets de manière conventionnelle par des banques, alors même qu’elle n’exploite à ce jour aucune installation éolienne en France (son projet le plus avancé, dans l’Aveyron, a finalement été annulé par le Préfet en 2016) et que 70% des projets de parcs éoliens terrestres en France font l’objet de recours.
De plus 400 000 € représentent l’équivalent du budget annuel de la commune de Pommiers ! C’est pourquoi, envisager de se lancer dans un investissement aussi hasardeux (un projet éolien met entre 7 et 10 ans à aboutir, période pendant laquelle des technologies plus performantes et efficaces en matière d’énergies renouvelables peuvent d’émerger, rendant de facto le projet obsolète et non rentable), sachant que la commune est déjà lourdement endettée par des errements de gestion passés et peine à trouver des communes volontaires pour fusionner (condition au maintien par l’Etat du niveau de subventions actuel), ne parait absolument pas une option sage et susceptible de remporter l’adhésion des habitants et contribuables locaux (Quid de l’augmentation des impôts locaux si la rentabilité faramineuse de 3 à 8% annoncée pour l’investissement n’est pas au rendez-vous ?)

En conclusion, malgré les efforts pédagogiques de Vents d’Oc, c’est un sentiment de confusion, relayé par l’assemblée, qui émerge de cette réunion publique d’information : incertitude sur la faisabilité et les délais du projet, manque de recul sur l’innocuité à long terme pour la santé d’éoliennes de 180 mètres de haut situées à 500 mètres des habitations (infrasons), manque de clarté sur le montage financier, craintes sur la viabilité économique de l’entreprise et donc sa capacité à démanteler les installations en fin d’exploitation…

Comme pour le projet éolien d’Amions, l’APPRAI incite les habitants de Pommiers à se mobiliser pour que ce projet industriel démesuré ne se fasse pas et à sensibiliser la municipalité et la communauté de communes sur des solutions à base d’énergies renouvelables plus respectueuses du territoire et du patrimoine rural (cliquer ici pour en savoir plus).

 

(Le Progrès – Edition de Roanne : Article du Mercredi 20 Juin 2018)

Les centrales villageoises, une alternative aux projets industriels d’infrastructures énergétiques…

A l’initiative du Groupe Citoyen en Transition, une présentation publique sur le thème des centrales villageoises s’est déroulé le vendredi 1er juin 2018 à la maison communautaire de la Communauté de Communes à Saint-Germain-Laval.

Après le visionnage d’un documentaire vidéo de présentation et de témoignages sur le projet photovoltaïque de la commune des Haies près de Condrieu (Rhône), le président de la Société à Action Simplifiée « Centrales Villageoises de la Région de Condrieu » (SAS CVRC), qui gère les installations, a longuement expliqué la démarche et la genèse du projet, les aspects juridiques, techniques et économiques (notamment en terme de retombées sur l’activité locale), la gouvernance citoyenne source de fierté pour les habitants, l’intégration du projet dans l’environnement (la commune des Haies fait partie du Parc naturel régional du Pilat) et la réplicabilité du modèle, adaptable également à d’autres types d’énergies renouvelables (géothermie) et qui dispose aujourd’hui d’une « boite à outils » pour faciliter la réalisation de nouveaux projets (25 centrales villageoises créées aujourd’hui en France, 8 en projet).

Pour en savoir plus, cliquer sur les liens suivants :

 

Devant l'intérêt manifesté par les participants à cette réunion, le Groupe Citoyen en Transition organise une réunion de travail le Vendredi 29 Juin 2018 à 20h à la maison communautaire de la Communauté de Communes à Saint-Germain-Laval, afin de réfléchir à la faisabilité d'un tel projet sur le territoire de la Communauté de Communes des Vals d'Aix et d'Isable.
Venez nombreux !

L’Association était présente à la grande brocante – vide-grenier le Dimanche 20 mai 2018 à Pommiers

Forte affluence sur le stand de l’APPRAI à la foire à la brocante – vide-grenier du Dimanche 20 mai 2018 à Pommiers, où les visiteurs ont pu s’informer, échanger, signer la pétition et adhérer à l’association.

Il ressort de cette journée que les riverains sont surpris et mécontents de ne pas avoir été informés de l’existence d’un projet industriel éolien sur les communes d’Amions et de Pommiers, malgré de forts impacts potentiels sur leur environnement et leur qualité de vie.

Rejoignez l’association pour nous aider à vous informer et à faire émerger ce dossier dans le débat public.

Merci d’avance de votre soutien !