Les éoliennes, une mauvaise affaire pour la fiscalité des communes

Suite à la suppression progressive de la Taxe d’Habitation sur les résidences principales par l’Etat, cette taxe, qui bénéficiait aux communes, est compensée par le transfert à celles-ci de la part départementale de la Taxe Foncière sur les propriétés bâties : soit 15,30% reversés à la commune, auquel s’ajoute un coefficient correcteur établi par les services fiscaux.
Or une décision importante vient d’être prise par le Tribunal d’Administratif de Nantes le 19 Avril 2021 : il s’agit du déclassement fiscal de leur propriété accordé à des contribuables de Tigné (Maine-et-Loire) en raison de la présence proche d’un parc éolien (4 éoliennes situées à 800 mètres) : le tribunal a ainsi entériné les nuisances sonores et visuelles causées par les éoliennes.


C’est la première fois en France qu’un tribunal administratif confirme le lien entre industrialisation d’une zone rurale par l’éolien, nuisances environnementales et baisse de la valeur d’une habitation (alors qu’en pratique, les notaires constatent depuis de nombreuses années une baisse de l’ordre de 30% de la valeur de l’immobilier situé à proximité immédiate des parcs éoliens).

Les éoliennes sont ainsi classées comme inconvénients notoires par la justice, et cette décision s’appliquera jusqu’au démantèlement des machines.

L’important est que cette affaire (où les services fiscaux n’ont pas fait appel) pourra servir de jurisprudence à tous les riverains de parcs éoliens industriels, qui pourront demander à bénéficier des mêmes mesures : avec un impact important pour les communes, qui verront une baisse de leurs revenus tirés de la Taxe Foncière consécutive au déclassement de la base fiscale des propriétés proches des éoliennes.

Or, du coté des Recettes, les communes bénéficient peu des taxes perçues suite à l’implantation d’un parc éolien sur leur territoire (IFER, CFE, CVAE) : celles-ci sont affectées aux EPCI (Communauté de communes) et les communes n’en récupèrent au mieux que 20% en cas d’intercommunalité à fiscalité additionnelle, voire 0% en cas d’intercommunalité à fiscalité professionnelle unique.

Du coup, les communes concernées pourraient décider d’augmenter le taux de la Taxe Foncière appliqué à tous pour compenser la baisse sur les propriétés déclassées, faisant ainsi de tous les contribuables communaux des victimes « fiscales » de l’éolien industriel…


Financièrement parlant, les parcs industriels éoliens ne sont donc pas une bonne affaire pour les communes, sans compter les autres impacts négatifs sur l’économie locale : baisse du tourisme (L’association départementale des Gites de France de l’Allier, par exemple, refuse désormais son habilitation à des hébergements situés à proximité de parcs éoliens), perte d’attractivité du territoire (Quelle famille ou quelle entreprise voudra s’installer dans un village rural entouré d’éoliennes, avec les risques sur la santé des humains et des animaux que celles-ci représentent : infrasons, ondes électromagnétiques, stress visuel et sonore ?), dégradation de l’environnement et coût de démantèlement (socle en béton, matériaux composites et terres rares non recyclables).

Plus généralement, on constate que plusieurs décisions administratives récentes partout en France vont dans le sens d’une plus grande reconnaissance des nuisances causées par les éoliennes industrielles terrestres : arrêt par le sous-préfet de l’Orne des 5 éoliennes du parc éolien d’Echaffour en Janvier 2021 « pour cause de nuisances sonores violentes et insupportables, de jour comme de nuit », démantèlement des 7 éoliennes du parc éolien de Bernagues dans l’Hérault ordonné par le Tribunal administratif de Montpellier le 19 Février 2021 suite à annulation du permis de construire par le Conseil d’Etat pour non prise en compte par le promoteur de la présence de rapaces protégés (Aigle royal).

Illustration parue dans Charlie-Hebdo n° 1496 - 24 Mars 2021
Charlie-Hebdo n° 1496 – 24 Mars 2021

Clairement, le vent tourne pour l’éolien industriel :

son acceptabilité sociale diminue, ses nuisances sont reconnues par les autorités, sa contribution à la transition énergétique s’avère insuffisante au regard des subventions allouées…
C’est le moment pour les Collectivités de tourner la page de ce leurre écologique et de travailler avec tous les acteurs locaux à la mise en place de solutions énergétiques respectueuses de l’environnement ET des spécificités territoriales, aptes à obtenir l’adhésion des habitants et propices au développement économique local.
Et les cadres réglementaires et méthodologiques sur lesquels s’appuyer existent : nouvelle loi Climat et Résilience attendue pour l’été 2021, SRADDET Auvergne-Rhône-Alpes, PCAET, réseau TEPOS, réseau des Centrales Villageoises, etc…

En France, on n’a pas besoin d’ éoliennes parce qu’on a des idées !



(Glossaire :
– IFER : Imposition Forfaitaire sur les entreprises de réseaux (taxe)
– CFE : Cotisation Foncière des Entreprises (taxe)
– CVAE : Cotisation sur la Valeur Ajoutée des Entreprises (taxe)

– EPCI : Etablissement Public de Coopération Intercommunale (Communautés urbaines, Communautés d’agglomération, Communautés de communes, Syndicats d’agglomération nouvelle, Syndicats de communes, Syndicats mixtes)
– SRADDET : Schéma Régional d’Aménagement, de Développement Durable et d’Egalité des Territoires
– PCAET : Plan Climat Air Energie Territorial
– TEPOS : Territoires à Energie Positive )

Eoliennes : plus on en sait, moins on les aime…

Le lobby éolien alimente régulièrement les médias de sondages dont l’objectif est de démontrer qu’environ les trois quarts de la population française approuvent le développement éolien (voir par exemple ici le sondage Harris financé par ‘France Energie Eolienne’, l’association qui regroupe les professionnels français de l’éolien).

L’association ‘Documentaire et Vérité’ a poussé l’exercice plus loin en interrogeant au préalable les sondés sur la connaissance qu’ils avaient de l’éolien, avec un questionnaire (quizz) de 18 questions VRAI / FAUX. L’exercice a été révélateur et tempère objectivement ce que la FEE essaye de démontrer : en réalité, la conclusion de l’IFOP dans le sondage commandé par ‘Documentaire et vérité’, c’est que l’éolien, mieux on le connaît, moins on l’aime !

L’enquête de l’IFOP (dont le rapport est accessible ici) montre que les pro-éoliens sont aussi ceux qui en connaissent le moins sur cette énergie : les personnes ayant une image très favorable de l’éolien obtiennent dans le sondage une note inférieure de 40% à la note des personnes en ayant une image très mauvaise.

Les grands enseignements de l’enquête : une bonne image fondée sur du vent

L’enquête souligne ainsi que l’adhésion des Français aux éoliennes, relevée dans des enquêtes précédentes, n’est pas fondée sur des faits mais sur des croyances erronées.

Les Français sont globalement mal informés – et ce spécialement si l’opinion qu’ils ont de l’énergie éolienne est positive. Les personnes déclarant avoir une image très positive des éoliennes ont ainsi une moyenne de 9.1/20 au quizz de connaissances réalisé conjointement à l’enquête, contre 12.8/20 pour ceux déclarant en avoir une image très négative, soit un écart de 40% entre les notes moyennes des deux groupes. On constate donc que l’opinion des Français sur cette énergie est inversement proportionnelle à la connaissance qu’ils en ont.

L’opinion favorable qu’ont les Français de l’éolien mérite de toute façon d’être nuancée, puisque s’ils sont une majorité des sondés à déclarer en avoir une bonne image, ils sont en revanche 53% à se déclarer opposés à l’installation d’une éolienne à proximité de leur habitation (phénomène connu sous le nom de NYMBY : « Not in my backyard », ou en français : « Pas dans mon jardin »). On note par ailleurs que ceux se déclarant très favorables à une éolienne près de chez eux sont 76% à penser que la distance minimale entre un parc éolien et des habitations est de 1500 mètres, alors qu’en réalité celle-ci est de 500 mètres (source : Article L515-44 du Code de l’Environnement).

Les questions les plus clivantes

Les questions enregistrant les plus gros écarts entre les différents groupes sont intéressantes à examiner :

  • Les « très bonne image » sont 86% à penser que l’éolien a une meilleure empreinte carbone que le nucléaire, ce qui est faux (source : rapport du GIEC), contre seulement 23% pour les « très mauvaise image », soit un écart de 63 points.
  • Toujours sur le volet écologique, des écarts de bonnes réponses de 100% sont à noter entre ceux ayant une très bonne image de cette énergie et ceux en ayant une très mauvaise : les partisans des éoliennes ignorent très majoritairement qu’elles rejettent d’importantes quantités d’aluminium en mer (source : Le Figaro), qu’elles ne sont pas totalement recyclables (source : Véolia), et que l’éolien est le moyen de production électrique utilisant le plus de métaux rares (50% d’écart sur cette question ; source : Programmation Pluriannuelle de l’Energie).
  • Enfin, la moitié des « très bonne image » pensent que les pays avec le plus d’éoliennes sont ceux avec le prix de l’électricité le plus faible – ce qui en réalité est l’exact opposé (source : Eurostat) ! – contre seulement un cinquième des « très mauvaise image », soit là encore un écart de bonnes réponses de plus de 100%.

Voilà donc quelques exemples d’idées reçues qui faussent le jugement des français en leur présentant l’éolien industriel comme un moyen de lutte contre le réchauffement climatique et comme une source peu chère d’électricité, ces deux affirmations étant erronées dans le cas de la France, dont l’électricité est parmi les plus décarbonées et les moins chères d’Europe.

C’est pourquoi l’APPRAI va continuer inlassablement son travail d’information des élus et des habitants de la Communauté de communes des Vals d’Aix et d’Isable pour expliquer, démontrer, convaincre que l’éolien industriel n’est PAS, sur notre territoire, une solution adaptée pour répondre aux enjeux de la transition énergétique.

Alors que les collectivités territoriales doivent, dans le cadre de la loi du 18 Août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte, élaborer des Plans Climat-Air-Energie Territoriaux (PCAET) (*), l’APPRAI et le Collectif des opposants à l’éolien industriel dans la Loire et les territoires limitrophes, travaillent de manière constructive à des propositions concrètes et cohérentes avec le SRADDET (**) Auvergne-Rhône-Alpes, pour atteindre les objectifs de la transition écologique à travers des « petits » projets d’énergies renouvelables adaptés aux territoires, bien dimensionnés et impliquant les habitants, plutôt que par de gros projets éoliens aux mains de sociétés multinationales étrangères, peu respectueuses de l’environnement et uniquement motivées par des profits financiers.

L’éolien industriel ne fait pas partie du patrimoine de nos campagnes : plus on le sait, moins on en veut !


(* PCAET : le Plan Climat-Air-Energie Territorial est un document de planification élaboré par les EPCI (Etablissement Publics de Coopération Intercommunale), qui comprend un diagnostic, une stratégie, un plan d’actions, ainsi que des outils de suivi et d’évaluation, pour, au niveau du territoire considéré, atténuer et s’adapter au changement climatique, reconquérir la qualité de l’air et maîtriser la consommation d’énergie)

(** SRADDET : le Schéma Régional d’Aménagement, de Développement Durable et d’Egalité des Territoires, a été adopté par le Conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes en décembre 2019 et approuvé par arrêté du préfet de région le 10 avril 2020. Les règles 29 et 30 du SRADDET AURA établissent les priorités régionales pour le développement des EnR)

(Sources :
Rapport complet de l’enquête IFOP Eoliennes
Communiqué de presse de l’association ‘Documentaire et vérité’
)

Une décision qui fait date

Dans l’Orne, le parc éolien d’Echauffour est mis à l’arrêt total par arrêté préfectoral depuis le 22 Janvier 2021, pour cause de nuisances sonores violentes et insupportables, de jour comme de nuit, dont les conséquences sanitaires ont pris des proportions alarmantes dans le village.

Le quotidien régional Le Réveil normand précise que la décision a été prise par la sous-préfecture après avoir pris connaissance du rapport acoustique mettant en évidence des non-conformités persistantes : ce que les riverains dénonçaient depuis la mise en service du parc de 5 éoliennes, au printemps 2019.

Le site éolien d’Echauffour (@Le Réveil normand)

« Nous vivons un enfer : il est régulièrement impossible de dormir la nuit et de rester à l’extérieur la journée » témoigne un des habitants impactés.

Plus de près de chez nous dans le Rhône, à Valsonne et Ronno, dans les collines beaujolaises qui dominent Tarare, on découvre aussi que les éoliennes industrielles terrestres font du bruit…

Dans son édition du Dimanche 31 Janvier 2021, Le Progrès titre : « Eoliennes ; on entend leur ronronnement même avec des volets et double-vitrage ».

Pourtant dès 2010, dans le documentaire « Hélices au Pays des Merveilles » réalisé dans les Monts de la Madeleine (limitrophes avec la Loire), des agriculteurs de Laprugne, Saint-Clément et Ferrières-sur-Sichon, témoignaient des nuisances sonores considérables générées par les éoliennes industrielles du parc du Chemin de la Ligue : nuisances gênantes pour les humains (perte du sommeil, acouphènes, stress permanent) et pour le bétail (baisse de la quantité et de la qualité de la production laitière), bien supérieures à ce qu’avaient imaginés ces habitants (pourtant initialement favorables au projet !).

On a l’impression qu’à chaque nouveau projet éolien, les études acoustiques effectuées par les industriels éoliens sont biaisées, que les habitants se laissent convaincre, sous couvert de sauver la planète du réchauffement climatique, de laisser installer ces machines géantes à quelques centaines de mètres de chez eux (la distance légale minimum est toujours de 500 m des habitations quel que soit la hauteur des aérogénérateurs), et quand le mal est fait, se rendent compte que c’est insupportable physiquement et psychologiquement et nuit à leur santé !

Souhaitons que les habitants abusés et désabusés de Valsonne et Ronno viennent grossir les rangs des associations anti-éoliennes locales, et que celles-ci se battent pour obtenir un arrêt administratif du projet d’EDF Renouvelables, puisque l’exemple d’Echauffour montre que ce n’est pas utopique…

Chacun étant plus sensible aux événements qui se passent près de chez soi, cela ouvrirait peut-être les yeux aux habitants et aux élus des communes voisines, telles celles de Saint-Cyr-de-Valorges, Mazéchal et Joux menacées par un autre projet éolien industriel, celui des Monts d’Eole porté par la société anglaise RES (Renewable Energy Systems) : car quoiqu’en disent les promoteurs éoliens (qui n’habitent pas sur place) et les politiciens convertis à la transition écologiste à marche forcée (qui n’habitent pas sur place non plus…), il n’y a pas d’éoliennes industrielles terrestres sans nuisance pour les riverains : bruit, infrasons, pollution lumineuse diurne et nocturne par les flashs lumineux clignotants 40 fois par minute, effet stroboscopique lié à la rotation des pales, etc…

Alors que la toute récente loi sur le « Patrimoine sensoriel des campagnes », adoptée définitivement par le Parlement le 21 Janvier 2021, consacre les sons et les odeurs caractérisant les territoires ruraux (sonnerie des cloches, chant du coq ou des cigales, coassement des grenouilles, cancanement des canards, effluves de crottin de cheval ou d’étable, etc…) en les inscrivant dans le patrimoine commun de la nation et dans le code de l’environnement, comment peut-on paradoxalement laisser s’implanter sur ces mêmes territoires des éoliennes géantes, dont les caractéristiques industrielles et le bruit généré sont la négation même de ce patrimoine sensoriel rural ?

C’est pourquoi mieux vaut prévenir que guérir en disant NON aux éoliennes industrielles dans les campagnes ligériennes et limitrophes !

Création d’un COLLECTIF

Depuis quelques semaines, les promoteurs éoliens redoublent d’assauts sur les montagnes du Forez, profitant de la crise sanitaire qui complique l’actions des opposants :
– début du défrichement à Gumières par la société Abowind (alors que des procédures sont encore en cours devant le Tribunal Administratif) ;
– tentative d’intimidation des associations de défense de la forêt de Taillard par TOTAL-Quadran (800 000 € de dommages et intérêts demandés aux opposants devant le Tribunal de Saint-Etienne) ;
– défrichement en préparation au Col de la Loge par EDP Renewables (qui devrait démarrer les travaux sous peu suite au rejet par le Conseil d’Etat du pourvoi de l’association Vent Du Haut-Forez) ;
– réunion (privée…) des ayants-droits de parcelles forestières (« sectionaux ») à La Renaudie par le promoteur ENERTRAG, qui cherche à y lancer un nouveau projet ;
etc, etc, etc…

Défrichement à Gumières - 3 Octobre 2020
Gumières (03/10/2020) – début de défrichement de la zone du projet industriel éolien

Face au constat de la menace grandissante que l’éolien industriel fait peser sur le département de la Loire et les territoires limitrophes, jusqu’ici préservés, 8 associations d’opposants ont décidé de se regrouper dans un COLLECTIF :
– afin de mieux informer les habitants sur les dangers de l’éolien industriel ;
– afin de mieux se défendre contre ces multinationales du vent qui profitent des subventions de l’Etat français depuis de nombreuses années, et du démantèlement des lois environnementales entrepris par l’actuel gouvernement (décret du 8 Avril 2020, loi ASAP votée en 1ère lecture à l’Assemblée nationale le 6 Octobre 2020) ;
– avec l’objectif de mutualiser les ressources et les compétences et de renforcer la mobilisation.

Première action du COLLECTIF : la diffusion d’une lettre d’information aux élus pour les inciter à la vigilance, car les nouveaux exécutifs issus des élections locales du printemps 2020 méconnaissent souvent le sujet complexe de l’éolien industriel.

ENSEMBLE ON VA PLUS LOIN !!!


Contact Collectif : zeroeol42@framalistes.org – 06 45 17 26 70

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Journée des Forêts 2020 – Reprogrammation

La Journée Internationale des Forêts patronnée par l’ONU, programmée initialement du 14 au 22 Mars 2020, a été annulée dans son intégralité en raison du confinement. La reprogrammation des événements est faite à la discrétion des organisateurs.
L’APPRAI reprogramme le Dimanche 27 Septembre 2020 le parcours pédestre pédagogique de découverte du site écologique et historique de la Forêt de Bas (initialement prévu le 22 Mars).


La Forêt de Bas constitue une des rares grandes zones boisées existant encore dans la plaine du Forez ; elle est méconnue des habitants car située à l’égard des villages et fragilisée par le couloir de l’autoroute A89 qui la coupe désormais en deux.

A travers ce parcours balisé facile de 3 kilomètres, accessible au grand public au départ du lieu-dit Dagues (situé à 2,5 kilomètres du village historique de Pommiers-en-Forez – coordonnées GPS : 45.848186 , 4.063816), vous emprunterez un tronçon du chemin historique de Saint-Jacques de Compostelle et découvrirez par des panneaux d’interprétation les points d’intérêts écologiques de la forêt et de ses environs.

La forêt de Bas est le refuge de chauves-souris (Sérotine commune, Grand murin) et de nombreuses espèces d’oiseaux (dont le Milan royal protégé et menacé) ; elle est située à proximité d’une ZNIEFF (Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique) qui abrite des batraciens caractéristiques de la plaine du Forez (grenouille agile et grenouille verte, triton crêté, salamandre tachetée), c’est donc un lieu particulièrement approprié pour venir célébrer le thème de l’édition 2020 : Les forêts et la biodiversité.

Alors, rendez-vous le Dimanche 27 Septembre 2020
de 9H00 à 17H00 au lieu-dit Dagues – 42260 Pommiers (accès libre et gratuit), pour apprendre à connaître et à protéger la forêt de Bas !

Port du masque obligatoire. Le respect des gestes barrières sera demandé à chaque participant.


(Télécharger le parcours, l’affiche et le communiqué de presse de l’événement)

La communauté d’agglomération Loire-Forez s’organise contre le développement anarchique de l’éolien : une Charte pour protéger les communes

Les éoliennes industrielles terrestres sont un fléau pour nos campagnes et leur implantation doit être évitée par tous les moyens légaux.
Partant de l’adage qu’il vaut mieux prévenir que guérir, la communauté d’agglomération Loire-Forez (qui regroupe 87 communes autour de Montbrison et une population de plus de 110 000 habitants) a élaboré une « Charte de l’éolien », adoptée à l’unanimité de ces membres :

(Le Progrès – Edition de la Loire 42A – Samedi 13 Juin 2020)

L’idée de ce document d’une dizaine de pages est d’apporter aux communes membres un outil méthodologique d’aide à la gouvernance face à des promoteurs éoliens insistants et opaques, qui font miroiter aux propriétaires terriens et aux élus des retombées financières alléchantes et leur cachent les risques environnementaux (pollution sonore et visuelle, pollution des sols et des nappes phréatiques), sanitaires (infrasons, acouphènes, maux de tête…) et sociaux (scissions entre les riverains, baisse du prix du foncier, baisse de la fréquentation touristique…) des installations éoliennes industrielles.

Le choix de la période pour publier cette charte est d’autant plus pertinent que les promoteurs éoliens sont en embuscade, après des mois d’attente liée au renouvellement des exécutifs locaux et à la pandémie :


Sur le territoire de la communauté de communes des Vals d’Aix et d’Isable (CCVAI), plusieurs communes se sont déjà trouvées confrontées au harcèlement des porteurs de projets éoliens : ainsi, en 2018, Amions, Pommiers et Saint-Georges de Baroille ont été démarchées par la société Vents d’Oc Energies Renouvelables (aujourd’hui rachetée par TOTAL) et ont apporté des réponses non concertées (refus réitéré à Saint-Georges, absence de positionnement clair à Pommiers et Amions…).

Aujourd’hui la contribution de la CCVAI à l’effort collectif en faveur des énergies renouvelables est bien engagée, grâce au projet de Centrale photovoltaïque citoyenne « Les Toits du Val » , qui avance lentement mais surement depuis 2018, porté par une équipe de bénévoles motivés et compétents avec le soutien de la communauté de communes.

C’est pourquoi des éoliennes industrielles sur notre territoire sont inutiles : elles ne sont pas rentables (23% seulement de temps de production) et leur viabilité est conditionnée à des subventions de l’Etat (1,4 Milliards d’Euros en 2019 !) et donc des citoyens (à travers les taxes sur les produits pétroliers et la consommation électrique des ménages : TICPE, CSPE), elles fragilisent la stabilité du réseau électrique en raison de l’intermittence de leur production et elles ne contribuent pas à diminuer la production de CO² (car des centrales conventionnelles à énergies fossiles ou nucléaire sont nécessaires pour les relayer lors de l’absence de vent).
Localement, elles nuiraient à l’activité économique largement basée sur le tourisme (hébergements et restauration, sites et monuments, activités Nature).

A quand donc l’élaboration d’une charte pour éviter la prolifération anarchique d’éoliennes industrielles dans les Vals d’Aix et d’Isable ?

Il serait souhaitable que les équipes municipales et communautaires récemment élues s’attellent sans délai à cette tâche collectivement salutaire.

( – Cliquez-ici pour télécharger l’article du Progrès – Edition Loire 42A du Samedi 13 Juin 2020 au format PDF
Cliquez-ici pour télécharger la Charte de l’éolien de Loire-Forez Agglomération au format PDF )

Menaces sur le monde d’après

Passées les premières semaines du confinement où les discours du « plus jamais ça » prévalaient sur la situation mondiale d’avant la crise du coronavirus (trop de destructions de l’environnement, trop de pollution, trop de consommation des ressources naturelles, trop de mondialisation…), il devient de plus en plus clair, au fil des jours et des interventions du monde économique qui pousse pour accélérer la reprise des activités, que le monde « d’après » qui se prépare sera le monde « d’avant » en pire dans de nombreux domaines…

Pour preuves les 2 informations ci-dessous :

  • Une enquête du média en ligne Reporterre alertant sur un décret gouvernemental, publié en catimini en pleine pandémie le 8 Avril 2020, qui permet aux préfets de déroger aux normes environnementales, notamment en matière d’énergie (dérogation à la nomenclature ICPE, limitation des enquêtes publiques, des études d’impacts, des consultations préalables…) :

Extraits :

  • Un communiqué du Ministère de l’Environnement, publié le 1er Avril 2020 (!!!), annonçant des mesures d’accompagnement dans le contexte de la crise actuelle, pour près de 300 projets de production d’énergie électriques renouvelables, éoliens et photovoltaïques :

Extraits :



Or, dans le même temps, le prix de marché du MWh (indicateur avancé de l’activité économique) s’est effondré, passant de 40 €/MWh (Octobre 2019) à 20 €/MWh aujourd’hui et il va rester pour longtemps à ces niveaux en raison de la crise économique consécutive à la pandémie.
De sorte que la subvention dont vont bénéficier ces nouveaux projets éoliens va passer de 22,9 €/MWh (62,9 – 40 €) à 42,9 €/MWh (62,9 – 20 €) :
soit une augmentation des subventions de +80% en quelques mois
(alors que le montant cumulé des subventions à l’éolien terrestre s’est déjà monté en 2019 à 1,4 Milliard d’Euros) !
Et le gouvernement se félicite de tarifs « très compétitifs » !!!

Les 2 mois de confinement de la population mondiale vont se traduire par une contraction de 7 à 8 % du PIB mondial annuel :
comment peut-on imaginer qu’un tel niveau de subventions pour un produit inutile, parce que non pilotable, puisse perdurer pendant 15 ans (durée des tarifs garantis par l’Etat aux producteurs éoliens) alors que l’économie française va s’enfoncer durablement dans la récession ?
C’est scandaleux !

Ces 2 informations mettent en lumière que les lobbies de l’énergie profitent de la crise pour renforcer leur activisme auprès du gouvernement et comptent bien tirer un profit maximum du redémarrage à marche forcée des activités sous couvert d’urgence économique.

Le groupe énergétique TOTAL par exemple, dont la filiale dans la production d’énergies renouvelables QUANTUM a racheté la société Vents d’Oc, promoteur des projets éoliens de Pommiers et Amions, annonçait dans la presse le 23 Mars 2020, à la fois 9 Milliards de Dollars de pertes consécutives aux crises du pétrole et du coronavirus et sa volonté de réduire de 45% les émissions de CO² du groupe.

Ceci signifie que l’éolien va sans aucun doute être une composante essentielle du plan Neutralité Carbone que TOTAL va dévoiler prochainement : d’une part parce qu’il apporte des crédit-carbones nécessaires au verdissement (« green washing ») du bilan énergétique du groupe (les crédit-carbones, acquis par la production d’énergies renouvelables permettent de diminuer les écotaxes à payer sur le marché mondial des émissions de CO² en contrepartie des productions polluantes) et d’autre part parce que les subventions massives accordées par l’Etat pour la production d’électricité éolienne (voir plus haut dans l’article) vont contribuer à renflouer les pertes financières du groupe.

Ainsi la sortie de la crise sanitaire va nécessiter une vigilance et une mobilisation accrues de la part des associations qui s’opposent aux projets éoliens, car dans ce domaine, le monde « d’après » s’annonce aussi impitoyable que celui « d‘avant » pour nos territoires ruraux fragilisés par la crise.


Pour la préservation et la protection du cadre de vie et de l’environnement des Vals d’Aix et d’Isable : soutenez l’APPRAI !



L’éolien industriel accapare l’argent de la Santé : Halte au scandale !

En cette période de crise sanitaire, il est essentiel de rester vigilant sur l’usage de l’argent public et d’agir pour la suppression des subventions abusives à l’éolien industriel, qu’il est urgent de réorienter ailleurs, pour le maintien et la reconstruction de l’économie.


L’APPRAI s’associe à l’initiative de la Fédération Environnement Durable qui met en ligne la pétition suivante, adressée au Président de la République, avec copie au Premier ministre et à la Ministre de la Transition écologique et solidaire :

« Monsieur le Président,

Lors de l’une de vos récentes interventions télévisées, vous avez déclaré que 
notre pays était en guerre contre le coronavirus.
Dans le même temps, votre premier ministre, Monsieur Edouard Philippe et votre ministre de l’économie nous ont expliqué que cette crise sanitaire allait coûter des centaines de milliards d’euros à la nation pour à la fois, doter le secteur de la Santé des moyens qui lui font défaut depuis des années, aider les entreprises pour permettre le redémarrage de notre économie et réindustrialiser notre pays en s’affranchissant d’une mondialisation excessive mettant en péril notre souveraineté.
Alors qu’un effort sans précédent est demandé à la nation, nous ne comprenons pas que rien ne soit fait au sein du gouvernement pour
faire cesser le scandale financier des subventions de tous ordres accordées aux promoteurs éoliens , scandale qui s’aggrave de jour en jour.
Par ailleurs, le très net ralentissement de l’activité économique, qui engendre la baisse de la demande en électricité, rend actuellement
complètement inutiles les quelques pour-cents de la production électrique (déjà largement excédentaire) d’origine éolienne , celle-ci pouvant même faire courir un risque à la stabilité de nos réseaux.
La Fédération environnement durable vous demande de prendre dans l’urgence les mesures suivantes :

Mesure n°1
En votre qualité de Président de la République, donner instruction à la ministre de la Transition écologique et solidaire de
transférer au ministère de la Santé les crédits et subventions versés quotidiennement à la filière industrielle éolienne.
Comme vous le savez parfaitement, la Cour des comptes en 2013 et 2018 puis la commission d’enquête parlementaire en 2019, ont conclu que cette filière avait coûté à la France, en 2019 , 7 milliards d’euros de taxes, alors qu’après 15 ans elle n’avait fourni que 5% de l’électricité française et avait renchéri les tarifs de l’électricité de 35%.
Ce  montant de 7 milliards d’euros transféré au ministère de la Santé permettrait d’augmenter de 9% le budget des hôpitaux actuellement de 80 milliards d’euros et de renforcer leurs effectifs pour faire face à la crise sanitaire.

Mesure n° 2
Stopper immédiatement toutes les subventions à la filière éolienne, tous les avantages financiers accordés, notamment les tarifs d’obligation d’achat et mécanismes compensatoires de prix.
Aligner les tarifs de rachat de l’électricité éolienne sur ceux du marché.

Mesure n°3
Ordonner aux gestionnaires des réseaux le
délestage obligatoire de l’éolien dès que la production électrique globale devient excédentaire.
Cela aura pour effet d’éviter l’export de Mwh à des prix négatifs et permettra d’échapper à la mise en danger des centrales à flux continu, seuls équipements capables d’assurer la sécurité en énergie du pays en cette période de crise et plus tard une programmation pilotée de notre relocalisation industrielle.

L’ensemble de ces mesures pourrait être pris très rapidement par un ensemble de décrets comme vient de le faire votre gouvernement dans les domaines de la santé, de l’économie et de l’ordre public. »

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Pour soutenir cette pétition et mettre fin au scandale des subventions abusives à l’éolien industriel, cliquez ici.

Merci de signer nombreux !

Journée des Forêts 2020

Annulation dans son intégralité de la Journée Internationale des Forêts 2020 afin de limiter la propagation du virus COVID-19.

Dans le cadre de la Journée Internationale des Forêts patronnée par l’ONU, l’APPRAI organise le Dimanche 22 Mars 2020 un parcours pédestre pédagogique pour découvrir le site écologique et historique de la Forêt de Bas.


La Forêt de Bas constitue une des rares grandes zones boisées existant encore dans la plaine du Forez ; elle est méconnue des habitants car située à l’égard des villages et fragilisée par le couloir de l’autoroute A89 qui la coupe désormais en deux.

A travers ce parcours balisé facile de 3 kilomètres, accessible au grand public au départ du lieu-dit Dagues (situé à 2,5 kilomètres du village historique de Pommiers-en-Forez – coordonnées GPS : 45.848186 , 4.063816), vous emprunterez un tronçon du chemin historique de Saint-Jacques de Compostelle et découvrirez par des panneaux d’interprétation les points d’intérêts écologiques de la forêt et de ses environs.

La forêt de Bas est le refuge de chauves-souris (Sérotine commune, Grand murin) et de nombreuses espèces d’oiseaux (dont le Milan royal protégé et menacé) ; elle est située à proximité d’une ZNIEFF (Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique) qui abrite des batraciens caractéristiques de la plaine du Forez (grenouille agile et grenouille verte, triton crêté, salamandre tachetée), c’est donc un lieu particulièrement approprié pour venir célébrer le thème de l’édition 2020 : Les forêts et la biodiversité.

Alors, rendez-vous le Dimanche 22 Mars 2020
de 9H00 à 17H00 au lieu-dit Dagues – 42260 Pommiers (accès libre et gratuit), pour apprendre à connaître et à protéger la forêt de Bas !


(Télécharger le parcours, l’affiche et le communiqué de presse de l’événement)

L’APPRAI contribue à l’information des élus locaux

La saison des vœux 2020 a donné l’occasion à l’APPRAI d’envoyer aux maires et aux conseillers municipaux des communes de Pommiers et de Vézelin-sur-Loire (dont fait partie Amions), ainsi qu’au président et aux conseillers communautaires de la Communuté de communes des Vals d’Aix et d’Isable, un exemplaire du livre à succès de Fabien Bouglé « Eoliennes : la face noire de la transition écologique » .

Cet ouvrage, récent et très bien documenté, présente de manière intelligible les différents aspects qui font de l’éolien industriel un fléau pour le monde rural français.

Ce que l’actualité confirme :

– des grands groupes industriels pollueurs comme TOTAL renforcent leurs activités dans les énergies renouvelables (en rachetant des petits sociétés peu rentables telles Vents d’Oc, le promoteur des projets industriels éoliens de Pommiers et Amions) dans le seul but de « verdir » leur bilan (« green washing ») et d’acquérir des crédit-carbones qui leur permettront de diminuer les taxes à payer sur le marché mondial des émissions de CO² pour leurs activités les plus polluantes :
car des projets industriels éoliens en France, même non rentables, génèrent des subventions de l’Etat et des droits à polluer « gratuitement » ailleurs !
(voir l’article Vents d’Oc racheté par TOTAL)

– une étude sur les effets sanitaires sur les riverains des infrasons émis par les éoliennes industrielles, menée en Finlande et qui vient d’être publiée, démontre que les infrasons éoliens ont des effets nocifs sur la santé à des distances aussi éloignées que 15 à 20 kilomètres des éoliennes, c’est-à-dire une zone supérieure en taille au territoire de la Communauté de communes des Vals d’Aix et d’Isable :
ce qui signifie que la santé de tous ses habitants serait impactée par les projets industriels éoliens de Pommiers et Amions…

L’APPRAI espère donc que la lecture de l’ouvrage de Fabien Bouglé éclairera nos élus locaux et qu’ils auront à cœur de prendre en compte les informations qu’il révèle dans leurs projets d’avenir pour leurs communes et pour la Communauté de commune.