Journée des Forêts 2020

Annulation dans son intégralité de la Journée Internationale des Forêts 2020 afin de limiter la propagation du virus COVID-19.

Dans le cadre de la Journée Internationale des Forêts patronnée par l’ONU, l’APPRAI organise le Dimanche 22 Mars 2020 un parcours pédestre pédagogique pour découvrir le site écologique et historique de la Forêt de Bas.


La Forêt de Bas constitue une des rares grandes zones boisées existant encore dans la plaine du Forez ; elle est méconnue des habitants car située à l’égard des villages et fragilisée par le couloir de l’autoroute A89 qui la coupe désormais en deux.

A travers ce parcours balisé facile de 3 kilomètres, accessible au grand public au départ du lieu-dit Dagues (situé à 2,5 kilomètres du village historique de Pommiers-en-Forez – coordonnées GPS : 45.848186 , 4.063816), vous emprunterez un tronçon du chemin historique de Saint-Jacques de Compostelle et découvrirez par des panneaux d’interprétation les points d’intérêts écologiques de la forêt et de ses environs.

La forêt de Bas est le refuge de chauves-souris (Sérotine commune, Grand murin) et de nombreuses espèces d’oiseaux (dont le Milan royal protégé et menacé) ; elle est située à proximité d’une ZNIEFF (Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique) qui abrite des batraciens caractéristiques de la plaine du Forez (grenouille agile et grenouille verte, triton crêté, salamandre tachetée), c’est donc un lieu particulièrement approprié pour venir célébrer le thème de l’édition 2020 : Les forêts et la biodiversité.

Alors, rendez-vous le Dimanche 22 Mars 2020
de 9H00 à 17H00 au lieu-dit Dagues – 42260 Pommiers (accès libre et gratuit), pour apprendre à connaître et à protéger la forêt de Bas !


(Télécharger le parcours, l’affiche et le communiqué de presse de l’événement)

L’APPRAI contribue à l’information des élus locaux

La saison des vœux 2020 a donné l’occasion à l’APPRAI d’envoyer aux maires et aux conseillers municipaux des communes de Pommiers et de Vézelin-sur-Loire (dont fait partie Amions), ainsi qu’au président et aux conseillers communautaires de la Communuté de communes des Vals d’Aix et d’Isable, un exemplaire du livre à succès de Fabien Bouglé « Eoliennes : la face noire de la transition écologique » .

Cet ouvrage, récent et très bien documenté, présente de manière intelligible les différents aspects qui font de l’éolien industriel un fléau pour le monde rural français.

Ce que l’actualité confirme :

– des grands groupes industriels pollueurs comme TOTAL renforcent leurs activités dans les énergies renouvelables (en rachetant des petits sociétés peu rentables telles Vents d’Oc, le promoteur des projets industriels éoliens de Pommiers et Amions) dans le seul but de « verdir » leur bilan (« green washing ») et d’acquérir des crédit-carbones qui leur permettront de diminuer les taxes à payer sur le marché mondial des émissions de CO² pour leurs activités les plus polluantes :
car des projets industriels éoliens en France, même non rentables, génèrent des subventions de l’Etat et des droits à polluer « gratuitement » ailleurs !
(voir l’article Vents d’Oc racheté par TOTAL)

– une étude sur les effets sanitaires sur les riverains des infrasons émis par les éoliennes industrielles, menée en Finlande et qui vient d’être publiée, démontre que les infrasons éoliens ont des effets nocifs sur la santé à des distances aussi éloignées que 15 à 20 kilomètres des éoliennes, c’est-à-dire une zone supérieure en taille au territoire de la Communauté de communes des Vals d’Aix et d’Isable :
ce qui signifie que la santé de tous ses habitants serait impactée par les projets industriels éoliens de Pommiers et Amions…

L’APPRAI espère donc que la lecture de l’ouvrage de Fabien Bouglé éclairera nos élus locaux et qu’ils auront à cœur de prendre en compte les informations qu’il révèle dans leurs projets d’avenir pour leurs communes et pour la Communauté de commune.


Vents d’Oc racheté par TOTAL

Le 26 Août 2019, un communiqué de presse de TOTAL annonçait l’acquisition de la société Vents d’Oc Energies Renouvelables par sa filiale Quadran, spécialisée dans la production d’énergies renouvelables en France : https://www.total.com/fr/medias/actualite/communiques/total-acquiert-la-societe-vents-doc-et-se-renforce-dans-les-energies-renouvelables-en-france

Vents d’Oc était auparavant détenue par le groupe industriel allemand Windwärts, et le fait que ce dernier se défasse de cette filiale peu profitable (aucun projet éolien exploité par Vents d’Oc à ce jour) est bien la preuve que l’éolien se porte mal en Allemagne et qu’il n’est pas un secteur rentable dès lors que le contexte légal devient moins favorable ou que les subventions étatiques diminuent.
Voir à titre d’exemple les articles ci-dessous :
https://www.lopinion.fr/edition/international/allemagne-l-eolien-en-crise-supprime-emplois-202734
https://www.cleanenergywire.org/news/german-wind-turbine-maker-enercon-cut-3000-jobs
http://www.economiematin.fr/news-eoliennes-marche-mondial-effondre

L’éolien terrestre est massivement subventionné en France (1,4 Milliards d’euros en 2019, financés par les taxes prélevées sur les factures d’électricité (CSPE : Contribution au Service Public de l’Electricité) et les carburants (TICPE : Taxe Intérieure de Consommation sur les Produits Energétiques) et l’on pourrait se réjouir que l’argent des contribuables français retombe dans les poches d’un groupe industriel français, contribuant ainsi quelque part au développement économique du pays…
Cependant, si TOTAL s’intéresse à la production d’énergie renouvelable en France et rachète des entreprises comme Vents d’Oc, engagée sur des projets non rentables comme ceux de Pommiers et Amions situés dans une zone où l’absence de vent est avérée, c’est que la rentabilité des énergies renouvelables en France n’est pas l’enjeu principal de l’industriel et la transition énergétique encore moins…

Car TOTAL est un gros pollueur (voir l’article suivant : https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2018/10/26/total-est-il-vraiment-l-un-des-plus-gros-pollueurs-de-la-planete_5375225_4355770.html) : ses activités « cœur de métiers » (extractions pétrolière et gazière, raffinage, pétrochimie, chimie industrielle, transport et négoce de pétrole, réseau mondial de stations-service, carburants, lubrifiants, bitumes, gaz, fluides spéciaux, additifs pour carburants, etc…) sont massivement basées sur les énergies fossiles et massivement polluantes.
Les activités dans le domaine des énergies renouvelables (éolien, solaire, biocarburants comme la raffinerie d’huile de palme de la Mède dans les Bouches-du-Rhône…) servent donc uniquement à verdir le bilan énergétique du groupe et à acquérir des crédit-carbones, destinés à compenser ses activités les plus polluantes et à diminuer les écotaxes à payer sur le marché mondial des émissions de CO².

Vents d’Oc, c’est la couverture « verte »de Total, sa stratégie « green washing » : car des éoliennes implantées chez nous , même dans des conditions non rentables, rapportent des subventions versées par l’Etat français et constituent des droits à polluer « gratuitement » ailleurs…
Bienvenu dans le monde cynique des géants pétroliers !!!

Non, vraiment, le rachat de Vents d’Oc par TOTAL n’est pas un bonne nouvelle et tout porte à croire qu’il va falloir continuer à se battre pour que les projets éoliens de Pommiers et Amions ne voient pas le jour, en prenant exemple sur l’opiniâtreté de l’association Protégeons Taillard , basée dans le Pilat, qui s’oppose depuis 2012 à un projet de 10 éoliennes industrielles porté par TOTAL-Quadran.

Tous ensembles contre TOTAL et ses éoliennes industrielles dans la Loire !


(Cliquez ici pour télécharger le communiqué de presse au format PDF)

Publication du rapport parlementaire sur les énergies renouvelables

Le rapport de la commission d’enquête parlementaire sur « l’impact économique, industriel et environnemental des énergies renouvelables, sur la transparence des financements et sur l’acceptabilité sociale des politiques de transition énergétique », initié en Mars 2019, a été présenté le 26 Novembre 2019 par les députés Marjolaine Meynier-Millefert (rapporteure, députée de l’Isère et élue au conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes) et Julien Aubert (président de la commission).

Voir ci-dessous la vidéo de l’intervention du député Julien Aubert à l’Assemblée nationale dans le cadre des questions au gouvernement :

Intervention du député Julien Aubert à l’Assemblée nationale le 26 Novembre 2019

L’intégralité du rapport est accessible en ligne ici, le tome 1 correspondant au rapport proprement-dit (346 pages) tandis que les tomes 2 et 3 regroupent les comptes-rendus des 73 auditions publiques (représentant plus de 100 heures d’audition).

(Cliquer ici pour télécharger le tome 1 du rapport au format PDF)

L’avant-propos du rapport (pages 9 à 29 du document PDF), rédigé par le président de la commission d’enquête, est particulièrement intéressant et fait ressortir les points suivants :

  1. La transition du nucléaire vers les énergies électriques intermittentes (éolien, photovoltaïque) n’a aucun impact sur les émissions de CO² : elle ne permet pas de lutter contre le dérèglement climatique.
  2. La politique énergétique actuelle n’est pas écologique, même sur la question du CO² : il ne peut y avoir de politique énergétique sans prise en compte des préoccupations liées à l’environnement et à la biodiversité.
  3. Elle fragilise la qualité de l’énergie électrique fournie aux français.
  4. Elle coûte cher aux finances du pays, mais aussi aux entreprises et aux ménages.
  5. Elle n’est plus acceptée par la population des zones rurales.

Par conséquent :

  • Les objectifs techniques de la transition écologique doivent changer, en se concentrant sur la réduction des énergies fossiles : les soutiens publics doivent être réorientés sur les actions d’efficacité énergétique à fort impact de réduction des émissions de CO2 : chauffage et transport.
  • Les conditions de territorialisation de la politique énergétique doivent être révisées en accordant une large place à la demande d’acceptabilité sociale et environnementale.
  • La compréhension fiscale et la transparence peuvent être améliorées par la création d’une taxe unique liée à l’impact CO2 des différentes énergies.


Des recommandations collectives, émises par le président de la commission et 8 députés membres de celle-ci (pages 298 à 300 du document PDF) méritent également d’être soulignées parce qu’elles traitent de certains problèmes pour lesquels les recommandations générales du rapporteur sont considérées comme insuffisantes ou imprécises :



En synthèse, voici ci-dessous l’analyse du rapport faites par la fédération nationale anti-éoliennes Vent de Colère :

Dès lors qu’il est acquis par le travail de la commission Aubert que :

  • Les électricités intermittentes ne concourent pas à la réduction des émissions de CO²,
  • Il faut sortir d’une logique « tout électrique »,
  • Il faut faire droit à la demande légitime d’acceptabilité sociale et dans les territoires,

les propositions à retenir pour aller dans le sens du bien commun sont les suivantes :

1. Traduire d’emblée les orientations de la Commission par un moratoire sur l’éolien :
– Moratoire sur l’éolien terrestre et sur le maritime posé au sol.
– Eolien flottant sous réserve d’un éloignement significatif et de l’accord des pêcheurs et des structures de protection de la faune marine et de l’avifaune.

2. Réviser la politique de soutiens budgétaires publics directs et indirects :
– Cesser toute politique de soutien budgétaire aux électricités renouvelables dites matures (éolien, photovoltaïque), et réserver le dispositif de l’ARENH aux opérateurs disposant de leurs propres capacités de production.
– Donner la priorité à la rénovation énergétique des bâtiments et aux solutions de mobilité réduisant l’empreinte carbone.
– Soutenir les EnR renouvelables thermiques.

3. Rénover les règles de l’éolien terrestre :
– Distance envers les habitations et les élevages : 10 fois la hauteur pales comprises.
– Renforcer les garanties des riverains : procédures de programmation régionale et locale, enquête publique, etc…
– Repowering : ne l’accepter que sous réserves techniques (pas de rehausse des hauteurs ni des émissions sonores sur toute la bande des fréquences) et procédurales (nouvelle étude d’impact et nouvelle enquête publique).
– Démantèlement : porter le dépôt de garantie à 75 k€/ MW installé et retrait complet des fondations en béton.

4. Remplacer l’ADEME par une structure indépendante des opérateurs privés de l’énergie.

(Source : Vent de Colère, Bulletin d’information n° 604 – 29/11/2019)

Après le travail colossal réalisé par la commission Aubert, il s’agit maintenant pour les opposants à l’éolien industriel terrestre de se mobiliser pour que ce rapport parlementaire ne soit pas enterré et que les meilleures propositions (voir la synthèse ci-dessus) soient prises en compte.
2020 est une année d’élections locales et l’éolien industriel terrestre est un fléau territorial : il faut donc exiger des candidats qu’ils se positionnent sur le sujet et agir en conséquence avec son bulletin de vote !

Grands projets dans la Loire : ces citoyens qui ne cèdent pas

L’édition roannaise du quotidien Le Progrès du 17 Novembre 2019 a consacré une double page à la contestation citoyenne de plusieurs «grands projets» en cours dans le département de la Loire.


Par exemple le projet industriel éolien d’Urbise, porté par la communauté d’agglomération roannaise, à travers la société d’économie mixte « Roannaise des Energies Renouvellables » dont elle est actionnaire à 80%.

Les 3 éoliennes de 180 mètres de haut prévues sur la commune d’Urbise (en complément de 6 autres prévues sur celle des Noës) inquiètent les éleveurs situés à proximité du site :

L’exécutif de Roannais Agglomération balaie d’un revers de main les éventuels impacts des éoliennes industrielles sur les bovins
(« Il n’y a pas de base scientifique avérée »).

Pourtant la Cellule investigation de Radio-France a consacré un reportage de son émission Secrets d’info sur le sujet le 2 Novembre 2019 :
https://www.franceinter.fr/emissions/secrets-d-info/secrets-d-info-02-novembre-2019
évoquant le cas de l’élevage de Nozay, en Loire-Atlantique, qui déplore la mort inexpliquée de plus de 300 vaches et une production de lait impropre à la consommation depuis 2013 et la construction d’un parc industriel éolien à proximité.

Même constat chez un éleveur de La Prugne, dans les Monts de la Madeleine, qui témoigne dans le reportage « Hélices au Pays des Merveilles » :
https://www.youtube.com/watch?v=Sa3dRnWBRps

De nombreuses études épidémiologiques ont été menées à l’étranger depuis plus de 10 ans autour de l’impact sur la santé des humains et des animaux, des infrasons (basses fréquences) générés par les éoliennes industrielles et des champs électriques et magnétiques générés par les lignes électriques à haute tension auxquelles elles sont raccordées.
Un colloque a même été consacré à ce sujet, nommé « syndrome éolien » par la communauté scientifique, en Novembre 2018 à Paris :
http://epaw.org/videos/FR3-Eoliennes-Colloque-Problemes-sant%C3%A9-Paris-2018.mp4
(voir plus de détails sur la page http://apprai.fr/sante/)

On comprend alors mieux les inquiétudes légitimes des éleveurs et l’opposition des riverains, renforcées par l’attitude méprisante des décideurs de la communauté d’agglomération roannaise
(« Des vaches qui n’auraient plus de lait, c’est invérifiable »).

L’enquête publique, prévue en 2020 permettra aux opposants d’exprimer leur avis, mais seront-ils écoutés, tant le lobbying des industriels de l’éolien est puissant et les conflits d’intérêts fréquents dans ce domaine ?

(Cliquez ici pour télécharger l’article du Progrès en PDF)

L’Amassada, une mobilisation exemplaire

L’Amassada de Saint-Victor (« Assemblée » en Occitan) est un collectif de citoyens militants qui lutte depuis plus de 5 ans contre le projet de méga-transformateur électrique d’EDF sur le causse de l’Aveyron, destiné à raccorder sur plus de 7 hectares de terrains agricoles dominant le Tarn, des lignes à haute-tension et très haute-tension alimentées par les 128 éoliennes industrielles déjà construites ou en cours de projet dans les environs, et à terme par plus de 700 éoliennes, faisant de ce territoire rural la plus grande zone industrielle éolienne d’Europe.

Ci-dessous un extrait d’un entretien avec Robert Clitton, habitant de la zone et membre de l’Amassada :

En quoi consiste techniquement le projet de transformateur et les infrastructures qui l'accompagneraient ?
En 2005, on a constaté avec mon épouse que la Préfecture de l'Aveyron avait édité un livre intitulé Réflexion cadre pour le développement des éoliennes en Aveyron. À la page 23 de ce livre, ils disaient que le gros problème de l'éolien en Aveyron c'est que le réseau électrique est saturé et qu'on ne peut plus évacuer. Et ils précisaient même qu'en 2005 on ne pouvait évacuer que 70 mégawatts [une éolienne industrielle produit entre 2 et 3 MW] et qu'ensuite on ne pourrait plus rien évacuer. Donc ils sont obligés de faire circuler l'électricité par d'autres lignes à 225.000 V : c'est un dispatch de Toulouse qui distribue l'électricité, quand il y a une ligne qui se met en surcharge on utilise une autre ligne, puis une autre ligne et une autre ligne, etc. Cela fait donc dix ans que la Préfecture sait qu'il y a une surcharge du réseau. Mais elle a continué à donner des permis pour les constructions d'éoliennes pendant encore 2 ou 3 ans, mettant ainsi le réseau délibérément en surcharge. C'est là qu'on est arrivé à 94 éoliennes en Aveyron, et il y a eu en particulier un projet de 29 éoliennes à Salles-Curan, qui ne pouvaient pas être branchées sur le réseau classique. Donc ils ont érigé leurs 29 éoliennes et ils se sont construit un transformateur privé de 20 000 volts qui est sous une ligne qui part de Saint-Victor et qui va à Rodez et Onet-le-Château. Leur poste est un poste en coupure, donc quand il y a de la place sur le réseau ils envoient l'électricité, mais si le réseau est en surcharge, ils arrêtent. Comme quoi ils gagnent quand même de l'argent, parce qu'ils arrivent à faire travailler leurs éoliennes sans vendre toute l'électricité qu'ils produisent.
On en est maintenant à 128 éoliennes qui ont le permis de construire, ça fait à peu près 280 mégawatts. Mais toutes ces éoliennes ne pourront fonctionner que s’ils font le transformateur de 400 000 volts de Saint-Victor. La seule façon d'évacuer, c'est de réorganiser tout le système électrique.

Comment vont-ils s'y prendre ?
Ils vont commencer par modifier tous les petits transformateurs autour de Saint-Victor. Ils ont déjà commencé : ceux de Sévérac-le-Château et de Millau ont été agrandis. Puis ils ont pour projet d'agrandir ceux de Lauras, d'Onet-le-Château, et le vieux transformateur de Saint-Victor-et-Melvieu (celui du Planol). Il fait actuellement 100 MW, et ils veulent rajouter 170 MW. Ensuite, ils veulent construire de grands transformateurs, un à Fondamente et un à Brusque, pour le sud-Aveyron. Celui de Fondamente doit coûter 3.900.000 €, celui de Brusque aux environs de 6.000.000 €, et pour évacuer l'électricité, ils vont nous construire une ligne aérienne de 225 000 V, qui va faire à peu près 20 km de long entre Brusque et Couffrau et qui va coûter 15.000.000 d'euros, un bel investissement... Tout ça pour évacuer l'électricité des 80 éoliennes pour lesquelles ils ont déjà les permis dans le sud-Aveyron. A Mélagues, il y a un permis pour 19 éoliennes et un second pour 14 de plus. Ensuite, de l'autre côté vous avez Brusque, où le permis à été donné dernièrement : il y a 7 éoliennes. Un peu plus loin vous avez le Merdélou, ils en avaient déjà 12 et il y a un nouveau permis pour 7. Si on calcule juste ça, ça fait 47. Après vous remontez légèrement en longeant la limite avec l'Hérault, vous avez Tauriac-de-Camarès où il y en a 8, Montagnol où il y en a 8 et Fondamente où il y en a 6. Tout ça c'est la bordure sud du département. Et toutes ces lignes qui partent des éoliennes vont aller au transformateur de Brusque et de là, par la ligne de 225 000 V, jusqu'à Couffrau. transformateur de Brusque et de là, par la ligne de 225 000 V, jusqu'à Couffrau. Le transformateur de Fondamente, quant à lui, est sur la ligne Lauras-Bédarieux, c'est une 63.000 V qui remonte à Saint-Victor.
Et de là, grâce à leur nouveau projet de méga-transformateur 400.000 volts (et 2100 MW), ils pourraient envoyer l'électricité jusqu'en Espagne et au Maroc en se reliant à la ligne 400.000 V qui passe à Saint-Victor. Elle part du Massif Central pour aller du côté de Perpignan. Elle ne s'arrête nulle part, c'est une autoroute. Et là ils feront un arrêt au milieu, à Saint-Victor. Et ils veulent la doubler dans les années qui viennent...
Vous voyez donc que tout est lié dans ces projets de construction : ils ne peuvent faire le transformateur de Brusque que s’ils augmentent la capacité de celui Couffrau, et Couffrau ils ne peuvent le faire que s’ils font le poste de 400.000 V à Saint-Victor. C'est donc le nœud du problème.

(Source : L’Amassada – Le transfo aux milles éoliennes – 02/05/2015)

Témoignage vertigineux, qui monte bien la logique implacable et le cynisme cachés derrière la soi-disant «transition écologique» promue par les industriels de l’éolien soutenus par l’Etat français (actionnaire à plus de 80% d’EDF) : celle d’une nouvelle génération de capitalisme, «vert» (green washing), dont le seul objectif est de faire plus de profit en vendant plus d’électricité d’origine renouvelable, qui génère de surcroît des «crédits carbone» permettant de polluer plus, ailleurs, avec des énergies fossiles.
Pas une once d’écologie et encore moins de démocratie dans un tel projet de méga-transformateur et les projets éoliens qui y sont adossés : bétonnage des sols, perturbation de la vie animale et végétale, mépris des habitants qui se voient imposer des décisions arbitraires concernant l’évolution de leur territoire et la destruction de leur cadre de vie…

Le département de la Loire est aujourd’hui épargné par les installations industrielles éoliennes mais la menace est proche et considérable, avec plusieurs projets à des degrés d’avancement divers : Gumières, Doizieux, Taillard, la crête du Grand Caire (Chalmazel, Jeansagnière, La Chamba, etc…), les Monts de la Madeleine (Cherier et La Tuillière), Pommiers et Amions, Les Noës et Urbise, sans parler des projets qui n’ont pas encore émergés des cartons des promoteurs éoliens, qui jouent l’attentisme en cette période pré-électorale peu propice à l’obtention du soutien des municipalités en place…
C’est tout le département du Sud au Nord qui est menacé, crêtes, coteaux et zones de plaines, avec le risque supplémentaire, mis en lumière par le témoignage ci-dessus, de la prolifération à terme de lignes à haute-tension et du redimensionnement des transformateurs électriques existants, source de nouvelles nuisances pour l’environnement et les habitants.

Si un projet industriel éolien aboutit dans la Loire, c’est la porte ouverte aux promoteurs qui s’appuieront sur ce précédent pour justifier leurs projets : l’Amassada doit donc être un exemple pour les associations anti-éoliennes de la Loire et les inciter à se regrouper, pour ensemble être mieux informés, plus réactifs, plus présents sur le terrain et dans les medias.

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Pour en savoir plus sur l’Amassada : https://douze.noblogs.org/amassada/

Ressources documentaires sur la problématique de l’éolien industriel :
https://douze.noblogs.org/boite-a-outils-pour-la-com/

avec en particulier l’excellente brochure « Plaidoyer contre les éoliennes industrielles »

Pour soutenir l’Amassada :
Grande manifestation à Saint-Victor (12) le week-end du 1er Novembre 2019

Soutenir l’Amassada
EOLIEN INDUSTRIEL : NI ICI, NI AILLEURS !

‘Eoliennes, le vent de la colère’ : un film édifiant

Dans le reportage ‘Eoliennes, le vent de la colère’, réalisé en Septembre 2019 (et d’une durée de moins de 20 minutes), le journaliste indépendant Armel Joubert des Ouches montre et démonte de manière implacable toutes les facettes du scandale éolien qui touche les campagnes françaises : prises illégales d’intérêts, outrepassement de décisions démocratiques, tentatives de corruption, saccage organisé de l’environnement, etc…

On y voit des citoyens et des élus de tous bords politiques mobilisés, car au final nous serons tous perdants, tandis qu’une poignée de profiteurs influents s’enrichiront encore plus.

Alors, à l’image de ces habitants courageux et déterminés des territoires ruraux touchés ou menacés par des projets industriels éoliens, il faut (continuer à) se mobiliser pour préserver la qualité de vie et le patrimoine des Vals d’Aix et d’Isable : car l’éolien en France est une affaire financière, pas une solution à la transition énergétique.

Eoliennes, le vent de la colère :
https://www.youtube.com/watch?v=J4DB7guRGyo (durée : 18’46)

A voir et revoir sans modération !

La brochure nouvelle est arrivée

Synthèse des raisons de notre engagement, la nouvelle brochure de l’ APPRAI est disponible ici.

Alors qu’avec le soutien de la Région Auvergne-Rhône-Alpes et du Département de la Loire, le village de Pommiers connait un renouveau économique et touristique (travaux d’embellissement du bourg, modernisation du camping et réouverture du restaurant, Festival musical du Forez, etc…), qu’un projet de MARPA est à l’étude (Maison d’Accueil Rurale pour Personnes Agées) et que de jeunes ménages s’installent, l’implantation de 12 éoliennes de 180 mètres de haut, envisagée par le promoteur Vents d’Oc et situées pour les plus proches à moins de 1500 mètres du vieux village médiéval (site clunisien classé, sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle) et des lotissements du bourg, parait totalement décalée et incompatible avec une ambition retrouvée de rayonnement local et de qualité de vie et du vivre-ensemble sur le territoire communal.

C’est pourquoi avec l’APPRAI, dites STOP aux ÉOLIENNES à Pommiers et Amions !!!

Brochure à télécharger ici et à distribuer autour de vous sans modération !

Contact : APPRAI – 669 Chemin de Dague – 42260 POMMIERS
06 51 07 32 91
contact@apprai.fr

Une éolienne en feu dans le Morbihan

D’après l’article de Ouest-France daté du 25 juin 2019, les causes de l’incendie sont encore indéterminées, mais il est probable qu’il soit lié de près ou de loin aux fortes chaleurs de l’épisode caniculaire de ces derniers jours.

En janvier 2019, Ouest-France relatait déjà un autre incendie d’éolienne en Loire-Atlantique, au Sud de Nantes : en plein hiver, c’était la couverture en fibre de verre entourant la structure de la nacelle (dans laquelle se trouve la génératrice qui produit l’électricité à partir de la rotation des pales) qui s’était enflammée, incident pouvant être lié à un problème d’ordre mécanique, électrique ou à une surchauffe.


Le moteur de l’éolienne, situé à une hauteur de 50 m, a pris feu dans la nuit du mercredi 2 au jeudi 3 janvier 2019 | FRANCK DUBRAY / OUEST-FRANCE

Et Ouest-France encore, en 2003, titrait « Les éoliennes prennent feu ! » suite à un incendie de 2 éoliennes dans la Drôme :

Deux éoliennes ont pris feu | afp

Comme signalé dans l’article à propos de l’incendie dans la Drôme, il y a de grandes craintes, en cette période caniculaire, que des incendies de centrales éoliennes implantées sur des sites forestiers se traduisent par l’extension du sinistre aux massif environnants.
Sans oublier que les fortes chaleurs augmentent également les risques d’orages violents et que les éoliennes, de part leur grande taille, attirent particulièrement la foudre, ce qui accroît d’autant les risques d’incendie des génératrices et les départs de feu sur la végétation environnantes lors de la chute des débris.

Ainsi, comme tout le monde a plus le constater ces derniers jours, quand il fait chaud, la plupart des éoliennes sont à l’arrêt : soit parce qu’il n’y a pas assez de vent, soit parce que les risques d’incendie par la foudre ou une surchauffe sont importants.

Et ceci est prouvé par les chiffres : le 28 juin à 15 heures, alors que la barre des 40°C était localement dépassée sur une large partie sud du pays, les  éoliennes industrielles raccordées au réseau n’ont fourni que 1.529 MW, c’est à dire qu’elles n’ont même pas réussi produire le cinquième (17%) de l’énergie nécessaire pour faire tourner les climatiseurs présents dans les 3,1% de logements français qui en sont équipés (961.000) et dont la puissance installée est estimée à  8.745 MW (chiffres de l’ADEME).

Production électricité par filière le 28 juin 2019 à 15 heures – RTE Eco2mix


La production intermittente des éoliennes est particulièrement aléatoire (contrairement au solaire) et ne permet de faire face ni aux vagues de chaleur ni aux vagues de froid (car en période de grand froid les éoliennes sont arrêtées parce que les pales gèlent et se couvrent de glace…), c’est-à-dire aux moments critiques où l’électricité d’un pays devient vitale.

Pourquoi le gouvernement s’acharne-t’il donc à vouloir poursuivre coûte que coûte l’installation de ces ventilateurs géants, inutiles et coûteux pour l’Etat et le contribuable, anomalies industrielles dans des sites naturels ou historiques qui font la renommée touristique de notre territoire ?

La Commission d’enquête parlementaire sur « l’impact économique, industriel et environnemental des énergies renouvelables, sur la transparence des financements et sur l’acceptabilité sociale des politiques de transition énergétique » poursuit ses travaux

Depuis début Mars 2019, la commission d’enquête parlementaire présidée par le député Julien Aubert et composée de députés de toutes les tendances politiques, auditionne les personnalités qui comptent dans le domaine de l’énergie en général et des énergies renouvelables en particulier.

Les auditions (publiques) et les comptes-rendus sont librement accessibles sur le site de l’Assemblée nationale.

On peut mentionner notamment l’audition de Jean-Marc Jancovici, Consultant indépendant en énergie et expert reconnu :

(Vidéo accessible sur YouTube – Durée : 1h40′)

et celle de Ludovic Grangeon, Expert-conseil et du membre du collectif Allier Citoyen :

(Vidéo accessible sur le portail de l’Assemblée nationale – Durée : 1h52′)

Le département de l’Allier continue d’être à la pointe de la lutte contre le développement anarchique de l’éolien terrestre sur son territoire, puisque après le vote d’une motion par le Conseil départemental en Juin 2018, une députée « La République en Marche » de l’Allier, Mme Bénédicte Peyrol, fait partie des membres de la Commission Aubert, et qu’une autre députée LRM de l’Allier, Mme Laurence Vanceunebrock-Viallon, commissaire aux Affaires Sociales, a interpellé le ministre de l’Ecologie par courrier le 15 Mai 2019 : dans sa lettre, elle alerte le ministre sur le désastre que représente le déploiement massif et précipité de parcs éoliens dans son département sous couvert de l’urgence de la transition écologique (plus de 50 projets éoliens à l’étude dans l’Allier), sur les méthodes douteuses des promoteurs, le coût global pour la société et les destructions de la biodiversité.
Les paysages bourbonnais sont très similaires aux nôtres, tout comme les modèles économiques de nos territoires, où de gros efforts sont faits pour le développement touristique et la mise en valeur du patrimoine : on ne peut donc que saluer et se féliciter de l’implication de nos voisins contre des solutions énergétiques inadaptées à des territoires peu ventés et imposées sans concertation avec la population (…et déplorer par la même occasion la passivité de nos élus sur le sujet !).

La mise en place de la commission d’enquête parlementaire sur la transition énergétique est particulièrement pertinente, alors que le projet de Programmation Pluriannelle de l’Energie (PPE), présenté début Mars 2019 par le gouvernement, prévoit le triplement de la production d’électricité éolienne d’ici 2028 et que les français viennent de subir au 1er Juin 2019 une augmentation historique du prix de l’électricité (5,9%), dont une part importante est constituée par des taxes destinées à subventionner les énergies renouvelables.

Le champ d’étude de la commission d’enquête est large : elle s’intéresse au mode de financement de la transition énergétique (notamment la question de la contribution au service public de l’électricité – la CSPE évoquée ci-dessus, qui apparaît sur la facture électrique des ménages ), à l’impact des augmentations successives de la composante carbone des prix des carburants (sujet à l’origine de la colère des gilets en jaune fin 2018), aux énergies renouvelables (notamment l’éolien), ainsi qu’aux questions d’économies d’énergie.

Le rapport de la commission d’enquête sera présenté en Juillet 2019 : il va sans dire qu’il est très attendu !